Réputation : Céline, René et les policiers

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Source : Journal de Québec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Céline et René, Apple, l’Abbé Raymond Gravel, Kent Nagano, McDonald’s, Yves Bolduc, SNC-Lavalin et, bien sûr, les policiers : l’actualité met toujours à l’avant-plan des personnalités, des organisations et des marques envers lesquelles nous avons une ou… quelques opinions. Plus ou moins favorables. Et elles fluctuent, souvent assez rapidement.

Par un raccourci, on peut parler « d’image ». Mais en fait, il s’agit plutôt de la combinaison de trois éléments : le capital de sympathie, la crédibilité et la réputation.

Selon le  Vocabulaire des relations publiques  de la Faculté de l’Éducation permanente de l’Université de Montréal, la réputation est :

« Un actif intangible alimenté principalement par la perception qu’ont les publics cibles du comportement d’une organisation. La gestion de la réputation est le processus par lequel une organisation prend des décisions d’affaires et de communication afin de promouvoir la mission et les valeurs d’une organisation ».

Le terme « réputation » est souvent confondu avec « crédibilité » et « capital de sympathie ».

Voici comment les distinguer :

  • réputation : « J’admire (j’estime) cette organisation, cette personnalité, cette marque »

  • crédibilité : « J’ai confiance en cette organisation, cette personnalité, cette marque »

  • capital de sympathie : « J’aime (j’apprécie) cette organisation, cette personnalité, cette marque »

Mais peu importe qu’il s’agisse de réputation, de capital de sympathie ou de crédibilité, j’ajoute ceci :

 

Les marques et les personnalités

–       tout comme les organisations –

peuvent être, à la fois, très appréciées

et… condamnées (sans jugement)

au tribunal de l’opinion publique !

 

Posons la question à l’envers : existe-t-il des gens qui, dans notre société, ne ressentent pas le moindre besoin d’être aimé ? D’être admiré ? D’être crédible ?

 

Il en est de même des organisations, des personnalités publiques et des marques : chacune d’elles doit construire son image publique. Une brique à la fois. Sur de solides fondations (les valeurs) et en respectant fidèlement des plans réalistes et réfléchis.

 

Et leurs gestionnaires doivent continuellement être vigilants parce que ça ne prend pas grand-chose pour qu’une réputation ne s’effrite…

 

Céline et René : une saine obsession !

 

Source: Le Soleil
Source: Le Soleil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours des derniers jours, le couple Céline Dion-René Angélil a fait la manchette, aux quatre coins du globe, à la suite d’une double nouvelle : les activités artistiques de la star sont suspendues pour une période indéterminée parce que la femme/épouse a choisi de prioriser son époux malade et ses enfants.

Il s’agit de la plus récente manchette touchant le couple et ce ne sera pas la dernière : tôt ou tard, l’artiste foulera à nouveau les scènes et lancera de nouveaux albums, les médias trouveront assurément des choses à dire à propos des enfants et des résidences de Céline, etc.

Mais s’il y a un fait aussi solide que le talent indéniable de Céline Dion, c’est le souci – j’ose dire la  saine obsession – que le couple Dion-Angélil a toujours eu envers son capital de sympathie, sa crédibilité et sa réputation.

D’où cela vient ? Du flair exceptionnel de M. Angélil, bien sûr, et aussi des communicateurs de talent de qui il s’est entouré.

 

Tout comme la « marque Coca-Cola »,

la « marque Céline Dion »

a toujours été gérée

avec un très grand professionnalisme.

 

Quand les policiers se tirent (volontairement) dans le pied…

Source: Le Devoir
Source: Le Devoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que les médias ont salué unanimement la récente décision et la stratégie du couple Dion-Angélil – même si les curieux auraient aimé connaître les détails de l’état de santé de l’imprésario – les moyens de pression exercés par les policiers municipaux au Québec ont eu l’effet contraire sur leur réputation.

S’il est un métier qui devrait être en tête de liste du respect et de l’appréciation de la population, c’est bien celui des policiers. Or, c’est à croire que leurs moyens de pression des dernières semaines – boue et autocollants sur leurs véhicules de travail, pantalons colorés, etc. – s’enchaînent dans le seul but de discréditer leur statut dans la société et, conséquemment, de braquer la population contre eux…

 

Bien qu’intangible, la plus grande valeur

que possèdent les corps policiers,

ce n’est pas leurs quartiers généraux,

les auto-patrouilles et les uniformes :

ce sont leurs ressources humaines et

l’image publique qu’elles construisent

et entretiennent. Ou abîment.

 

Le premier élément à considérer dans une négociation, c’est l’empathie démontrée envers l’autre partie – dans ce cas-ci, les contribuables, majoritairement sans régime de retraite.

Or, les porte-parole syndicaux des policiers semblent considérer le grand public, non pas comme « l’autre partie », mais plutôt comme « la partie adverse ». Grave erreur de communication…

Mais qui donc conseille les dirigeants des syndicats des policiers à propos de… leur réputation ?

 

Mesurer la réputation

Trop longtemps, la profession des relations publiques a été associée à de l’intangible, à des actions non mesurables. Heureusement, cette époque est révolue.

Par exemple : notre outil mesure-d  permet à nos clients de faire mesurer, en toute impartialité, leurs meilleurs coups dans les médias. Certains font aussi mesurer une couverture de presse décevante.

Ainsi : en connaissant le gain de réputation et le déficit de réputation découlant d’une couverture de presse, nos clients sont en mesure d’apprécier le fruit de leurs stratégies, et de corriger le tir la prochaine fois. En s’appuyant sur une évaluation en dollars.

Bien qu’il ne s’agisse pas de nos clients, voici deux exemples :

Déficit de réputation de – 36 150 $ pour les policiers 

  • Céline Dion s’éclipse : les problèmes de santé de Céline Dion et de son mari René Angélil les obligent à se retirer du show business pour une période indéterminée. La couverture de presse est empathique partout, notamment en ouverture de la section Arts de La Presse +.

Gain de réputation de 11 545 $ pour le couple Dion-Angélil

La réputation du couple Dion-Angélil est toujours assurée pour l’instant. Tandis que le conflit des policiers vient de commencer, reste à voir si ces derniers réussiront à redorer leur 
image !

Qu’en pensez-vous ?

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