Relations publiques : Questions d’étudiantes, réponses de deux professionnels

 

Source : odesk.com
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Alors que la fin des cours approche à grands pas, Pierre Gince, ARP, stratège senior en relations publiques, et Emmanuelle Rouillard-Moreau, chargée de projets, répondent à des questions de futurs finissants en relations publiques.

 

Lily Trottier, finissante en relations publiques :

Q :                   Durant ma dernière année d’études, il m’a souvent été mentionné que beaucoup des grands noms en relations publiques avaient un parcours académique et professionnel bien différent, la plupart n’ayant pas étudié en relations publiques  (droit, science politique, etc.). De ce fait, comment les professionnels dans le domaine des communications perçoivent-ils les finissants en relations publiques qui arrivent sur le marché du travail avec un parcours qui se « restreint » pour la plupart du temps à un champ d’étude ?

 

Emmanuelle : Il est vrai que, pour travailler en relations publiques, il existe plusieurs parcours. Les employeurs tiennent compte davantage de leurs besoins que du cursus scolaire. L’expérience de travail, l’expérience bénévole, les stages et les champs d’intérêt sont considérés. La personnalité est aussi un facteur d’embauche : soyez dynamiques, créatifs et déterminés !

Pierre : Il y a moins de 20 ans, le secteur des relations publiques était rempli d’anciens journalistes; avec le temps, des professionnels aux profils variés et doués en communication ont joint les rangs des cabinets et des organisations.

 

Béatrice Gougeon, finissante en relations publiques :

Q :                   Est-il fréquent pour un professionnel en relations publiques d’être confronté à des dilemmes éthiques ? Si oui, sur quoi devons-nous nous baser afin de résoudre ce genre de problématiques ?

 

Emmanuelle : J’ose croire que non. J’ai la chance d’avoir un patron qui choisit nos clients en fonction du plaisir que nous aurons à travailler avec eux, et qui « flaire » de telles situations conflictuelles.

Toutefois, il peut arriver que nos clients aient des problèmes de ce type à régler, tel que raconté dans le blogue Cybersexe : êtes-vous à risque… vous aussi ? . Dans ce cas, nous utilisons notre jugement et notre bonne foi. Je dois avouer que ces situations sont très délicates.

Pierre : Il m’est arrivé de mettre un terme à une relation professionnelle parce que les principes moraux du client ne correspondaient pas aux miens…

 

Stéphanie Ouellet, deuxième année en relations publiques :

Q :                   Est-ce qu’une maîtrise en communications est un gros avantage dans le métier, ou est-ce davantage l’expérience dans le domaine que les employeurs regardent ?

 

Pierre : Les opinions diffèrent à ce sujet. Moi, je suggère aux étudiants d’aller chercher une expérience de travail après leur Baccalauréat, donc avant de souhaiter obtenir une maîtrise : je crois qu’ils seront davantage en mesure de trouver l’équilibre entre la théorie et la pratique.

Emmanuelle : « L’important, ce n’est pas ce que tu connais, mais qui tu connais ! », me répète Pierre Gince depuis que j’ai commencé à travailler chez DIRECTION. C’est dur à entendre… mais combien vrai ! 

Jusqu’à maintenant, je dois mon parcours professionnel aux rencontres que j’ai faites. Étant donné que je voulais travailler sur le terrain, j’ai décidé de ne pas faire de maîtrise pour le moment et je suis très satisfaite. Toutefois, je ne ferme pas la porte sur l’option de faire une maîtrise; mais si j’en fais une, en gestion par exemple, c’est que je jugerai que celle-ci sera nécessaire à mon avancement professionnel.

 

Judith Fontaine, finissante en relations publiques :

Q :                   Est-il vrai que les nouveaux finissants engagés dans des firmes de communication font le travail que les autres employés ne veulent pas faire?

 

Emmanuelle : Oui, et c’est tout-à-fait normal ! Il ne faut pas penser que nous allons être tout de suite en première ligne. Il faut gravir les échelons, prendre de l’expérience et se démarquer. 

Les premières années ne sont pas faciles, mais tellement satisfaisantes. Pour ma part, j’ai la chance de travailler dans une plus petite équipe et, donc, d’avoir un grand nombre de responsabilités. Mais ce n’est pas le cas partout.

 

Jessica Ferland, finissante en relations publiques :

Q :                   Quel est l’impact d’un CV et d’une lettre de motivation sur l’embauche d’un candidat en communication ?

 

Pierre : L’impact est énorme dès l’envoi aux employeurs potentiels. 

Ce qui est amusant, c’est de voir l’écart entre un CV et une lettre de motivation qui semblent parfaits et le courriel de transmission qui est bourré de fautes… Il m’arrive de répondre que j’ai arrêté de lire le courriel après trois fautes en deux lignes ! 

Et je ne parle pas seulement de fautes d’orthographe : souvent, les idées sont mal articulées. Les employeurs ne recherchent pas que des plumes parfaites, mais certainement des jeunes qui s’expriment clairement.

 

Anne-Catherine Groulx, finissante en relations publiques :

Q :                   Quel est le salaire moyen des nouveaux finissants engagés dans le domaine des communications ?

 

Pierre :Il y a quelques années, un jeune que je connais – et qui fait à peine la différence entre un vin blanc et un rouge – gagnait plus cher à placer des bouteilles dans une succursale de la SAQ que ses amis qui débutaient leur carrière en relations publiques. 

Qui gagnait trop cher ? Qui ne gagnait pas assez ? Là n’est pas la question, selon moi. La vraie question à se poser est la suivante : « Suis-je prêt à mettre les efforts suffisants pour me démarquer ? ». 

Que ce soit dans le cadre d’un stage, au sein d’une organisation sans but lucratif ou en début de carrière, il faut accepter de se relever les manches et plonger ! Il faut faire confiance à ceux et celles qui ouvrent leurs portes à des jeunes et qui leur consacreront du temps afin de les encadrer, les écouter et tenter d’effacer certaines de leurs erreurs…

 

Delphine Lebrun, finissante en relations publiques :

Q :                   Existe-t-il des opportunités pour des professionnels des communications récemment gradués pour des emplois à l’international ?

 

Pierre : Oui, parfois. Mais elles sont très rares. Il m’apparaît plus sage de miser sur un emploi local et s’y démarquer. Qui sait si des portes à l’étranger ne pourraient pas s’ouvrir éventuellement…

 

 

En espérant que ces réponses susciteront des discussions, nous vous souhaitons, chers finissants, un avenir à la hauteur de vos attentes ! L’avenir est prometteur, n’ayez crainte. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à commenter et il nous fera plaisir de vous répondre. 

 

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 Pour une description du parcours professionnel de Pierre Gince, ARP : http://direction.qc.ca/firme/equipe/#pierre. 

 Pour une description du parcours professionnel d’Emmanuelle Rouillard-Moreau : http://direction.qc.ca/firme/equipe/#manu. 

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