Comment les milléniaux redéfinissent-ils les relations publiques ?

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Plusieurs lecteurs se demandent probablement de qui il s’agit… Les « millé-quoi » ?

Les milléniaux sont actuellement âgés entre 19 et 36 ans. Aujourd’hui, ils profitent d’un meilleur pouvoir d’achat que leurs parents à leur âge et, en 2020, ils occuperont une grande majorité des emplois.

Évidemment, les milléniaux consomment différemment

que les générations précédentes.

L’information, en particulier.

 

Depuis quelques années, il est beaucoup question des milléniaux dans le domaine des communications. Si les publicitaires essaient de trouver le bon angle pour les accrocher et les engager, les professionnels des relations publiques doivent également revoir leur pratique s’ils veulent engager la conversation avec eux.

 

Les milléniaux et la consommation du contenu

Lors du RDV Média d’Infopresse, qui avait lieu le 17 septembre dernier, j’ai assisté aux conférences d’Annie Colbert (Mashable), d’Elizabeth Plank (Mic) et de Sarah Critchfield (Upworthy). Selon ces trois conférencières, le constat était simple : les milléniaux consomment presque uniquement les nouvelles en ligne.

Sarah Critchfield allait encore plus loin en affirmant ceci :

« Contrairement aux générations précédentes,

les milléniaux ne sont pas à la recherche de contenu.

Si celui-ci est pertinent, il se rendra à eux ! »

 

Comment doit-on s’adresser aux milléniaux ?

De telles affirmations démontrent clairement que le travail des communicateurs est appelé à changer et qu’il continuera de se transformer très rapidement.

Tout d’abord, il est devenu inconcevable de se limiter uniquement aux relations de presse traditionnelles si l’on désire rejoindre ce groupe d’âge.

Par ailleurs, les communicateurs n’ont déjà plus le choix d’évoluer vers la production de contenu viral.

Je sais que le terme « viral » peut en effrayer certains. Selon Annie Colbert, le terme « viral » se définit par «highly shareable content». Autrement dit : du contenu que l’on veut partager à tout prix.

Mme Colbert, l’éditrice du contenu viral chez Mashable, explique que chaque marque doit désormais être partie prenante de la conversation avec ses consommateurs :

« Le contenu doit être spécialement produit pour internet (et ses différentes plateformes sociales). Il est faux de penser qu’un contenu destiné aux médias traditionnels conviendra. Le concept de partage est aussi important. Il faut penser à du contenu que nous aimerions partager ».

Elizabeth Plank et Annie Colbert avaient le même constat :

 

« Plus que jamais, avant de communiquer,

il est essentiel de bien connaître notre public cible.

Parce que celui-ci ne partagera du contenu

qu’à une seule condition : il peut s’y identifier ».

 

Pour diffuser quoi ?

Que recherchent les milléniaux ? Du contenu qui est léger, drôle, nostalgique, touchant, ou en lien avec l’actualité.

L’équipe de Mashable suit constamment ce qui se passe sur les réseaux sociaux afin de pouvoir réagir rapidement, dans un délai maximal de 15 minutes après un évènement. Ils s’assurent ainsi d’être au cœur de la conversation.

Règle d’or selon Mme Colbert : « Unline a party, make it early! »

 

Deux bonnes nouvelles !

En conclusion, j’ai deux bonnes nouvelles pour vous, collègues de relations publiques.

Première bonne nouvelle : beaucoup de cabinets de relations publiques ont de jeunes milléniaux parmi leur équipe. Il est beaucoup plus simple de rejoindre une communauté lorsqu’on en fait déjà partie. Utilisez ce changement pour engager les jeunes au sein de votre entreprise, impliquez-les !

Deuxième bonne nouvelle : même si la dynamique de communication évolue, nous avons désormais l’occasion d’engager réellement la conversation avec les publics des organisations que nous représentons.

N’est-ce pas la base de notre pratique professionnelle ?

1 commentaire(s)

  1. catherine 2 années auparavant

    Je trouve très intéressant votre article puisque c’est toujours d’actualité aujourd’hui. Comme vous l’avez mentionné, les gens du milieu ont de la difficulté à rejoindre cette génération qui est la mienne. Pour ma part, j’écoute de moins en moins la télévision traditionnelle à cause du contenu qui nous rejoins de moins en moins selon moi. Pour ce qui est de la consommation de l’information, elle continue à ce faire toujours par les médias traditionnelles, mais qui se sont dotés d’une plateforme mobile plus accessible pour nous. Les milléniaux aiment beaucoup le contenu que l’on peut partagé rapidement à leur réseau. Selon un article d’Infopresse, les milléniaux partagent trois fois de contenu en ligne que la moyenne. Je suis d’accord que de plus en plus les cabinets de relations publiques misent sur l’embauche de jeunes professionnels de cette génération qui trouveront des idées innovantes capables de toucher l’intérêt de cet auditoire.

    http://www.infopresse.com/article/2015/6/5/les-milleniaux-canadiens-partagent-trois-fois-plus-de-contenu-en-ligne-que-la-moyenne-canadienne

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