Commerce de détail : rejoindre les consommateurs, toucher les citoyens

150111 Commerce de détail
Source : www.ceebusinessportal.eu

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques jours, j’ai participé, à New-York, à la 104e édition du très impressionnant Retail’s Big Show .

 

À l’initiative de l’un de nos clients – le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD)  – plusieurs dizaines de détaillants et de fournisseurs québécois ont pris part à cette mission commerciale, à la recherche de différentes solutions, idées, possibilités d’acquisition, etc.

 

Si un grand nombre de détaillants de tous les secteurs et de tailles différentes ont pris beaucoup de temps – trop, selon les experts – à s’approprier les technologies, ils sont souvent encore peu ouverts à s’appuyer sur les relations publiques – pour les bonnes raisons !

 

En effet, rares sont les gestionnaires de marques de commerce de détail qui font appel – avec créativité et succès – à la fonction stratégique des relations publiques, et ce, de façon proactive.

 

Pourquoi devraient-ils le faire ? La réponse est simple :

 

Les relations publiques contribuent à

renforcer le sentiment d’appartenance

à une marque.

Les stratégies et actions visent à

rejoindre les consommateurs et, surtout,

à toucher les citoyens.

 

Bien sûr, tous les détaillants n’ont pas les moyens financiers gigantesques de McDonald’s, Apple ou de Victoria Secret, qui réussissent à obtenir continuellement de la couverture de presse positive.

 

Mais il est prouvé que les dollars ne donnent pas de jugement à tous les gestionnaires de marque et à tous leurs employés…

 

Ainsi, l’automne dernier, une importante marque aux États-Unis, Macy’s a dû verser 650 000 $ dans un dossier de profilage racial.

 

Pour sa part, Urban Outfitters accumule les erreurs de gestion qui ont un impact direct sur la réputation de sa marque :

 

Évidemment, la montée exponentielle des réseaux sociaux a aussi engendré son lot de controverses, ce qui pousse les entreprises à faire souvent amende honorable. Ainsi, Home Depot a déjà dû s’excuser pour des tweets racistes .

 

Pendant ce temps, au Québec…

 

Dans la vaste industrie du commerce de détail, rares sont les entreprises québécoises qui misent sur les relations publiques pour se démarquer. Il faut vraiment chercher les exemples…

 

  • Il y a déjà 10 ans, soit en mai 2005, St-Hubert a fait les manchettes en choisissant d’offrir un environnement sans fumée dans tous ses restaurants, et ce, un an avant l’entrée en vigueur de la loi ;

 

  • La marque Lolë  organise depuis plusieurs années à Montréal, le White Tour– un rassemblement de yoga très original qui assure un excellent rayonnement à la marque ;

 

 [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=bndCVVL4OxA[/youtube]

 

 

Quoi faire ?

 

Ce qui est aberrant,

c’est que beaucoup d’entreprises se retrouvent

dans l’obligation de « dépenser » en relations publiques,

après coup, afin de tenter de défendre l’indéfendable…

 

Si elles prenaient plutôt de meilleures décisions de gestion et s’ouvraient devant le potentiel de rayonnement que procure la fonction stratégique des relations publiques, elles pourraient plutôt « investir »… et obtenir un retour sur investissement !

 

Voici quelques exemples de ce que les détaillants peuvent faire afin de rayonner leur marque :

  • susciter des retombées de presse dans les médias nationaux (avec une nouvelle ou une prise de position sur un enjeu rassembleur) ;

 

  • susciter des retombées de presse dans les médias locaux (avec une activité locale ou la personnalisation d’une nouvelle de portée nationale) ;

 

  • susciter des retombées de presse dans les médias de l’industrie (afin de se positionner comme un leader) ;

 

  • rencontrer des décideurs et des influenceurs afin de faire valoir des points de vue (attention : dans certains cas, il faut déclarer les démarches auprès du Commissaire au lobbyisme ) ;

 

  • faire valoir des points de vue sur des tribunes ciblées (auprès de groupes dans la communauté, devant une chambre de commerce, auprès de la relève, dans l’industrie, etc.) ;

 

  • s’engager « pour vrai » dans une organisation sociétale qui a un lien direct avec l’ADN de la marque.

 

Évidemment, les gestionnaires de relations publiques

n’ont pas de recette magique…

La preuve ?

Target était une marque active en relations publiques !

 

 

Vous aimerez peut-être aussi

0 commentaire(s)