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Sources : TVA Nouvelles

Cannabis par-ci, guerre au crime organisé par-là, accessibilité accrue près des écoles, création de la SQDC, réduction de la vente au détail à quatre jours par semaine… et quoi encore ?

Jusqu’à l’engagement de Justin Trudeau de légaliser le cannabis s’il devenait Premier ministre du Canada – c’était en 2013 – les médias québécois et canadiens parlaient peu du cannabis. Depuis, nous avons assisté à la naissance et à l’essor d’une toute nouvelle industrie, et à l’enracinement d’un enjeu de société très complexe.

À travers cette fumée constante, la Société québécoise du cannabis (SQDC) est parvenue à marquer des points.

Combien ?

Au Québec, c’est par milliers – à toutes les semaines – que se comptent les retombées dans les médias traditionnels qui comptent le mot « cannabis ». Le mois d’octobre aura été, sans surprise, le plus volumineux. Et que dire des commentaires de toutes sortes dans les médias sociaux !

Au cours des derniers jours, 1 413 de ces retombées comprenaient la nouvelle marque SQDC – la première des données quantitatives à considérer.

À la suite de l’ouverture des premières succursales de la SQDC, le 17 octobre dernier, il y a eu une pointe de médiatisation liée à la pénurie de cannabis. Puis, La Presse+ a utilisé un adolescent de 16 ans pour démontrer que les mineurs peuvent se faire livrer du cannabis à la maison – une nouvelle qui a beaucoup été reprise à la radio et à la télévision.
C’est dans les médias du grand Montréal qu’il a été le plus question de la SQDC au cours de la dernière semaine (près de 25 % des retombées). Des marchés tels Sept-Îles et Rouyn-Noranda ont été particulièrement attentifs.
La SQDC regroupe plus de 12 000 personnes sur sa page Facebook et leur taux d’engagement est de plus de 5 %. La page est très bien gérée – notamment parce que les réponses aux commentaires sont systématiques. Source : Plik.co

Évidemment, tous les services de veille médiatique permettent à la fois d’obtenir les retombées portant sur un enjeu et de les trier de plusieurs façons. C’est par la suite que la fonction-clé de l’évaluation entre en ligne de compte.

L’analyse quantitative et qualitative des données constitue une valeur ajoutée à la gestion et au rayonnement des gestionnaires.

Comment s’y retrouver?

Pour les gestionnaires de la SQDC ou de toute autre organisation dont la marque apparait dans un grand nombre de retombées dans les médias traditionnels et sociaux, il faut pouvoir faire la part des choses à travers une foule de données.

Il existe une recette à succès – une seule – pour s’y retrouver : il suffit de déterminer ce que l’on cherche, et pourquoi.

Les retombées sont très nombreuses, et il est essentiel de les segmenter par type de média : radio, télévision, quotidiens papier, quotidiens en ligne, hebdomadaires papier, hebdomadaires en ligne, sites d’information, etc. Puis, il est important de sélectionner un certain nombre de retombées représentatives, de tonalités différentes : gains de réputation, déficits de réputation et neutres.

Dans le cas de la SQDC, on peut présumer que deux enjeux intéressent particulièrement ses gestionnaires : la réduction de la vente au détail à quatre jours par semaine et le carnet d’entrevues du nouveau président.

Source : TVA

Cette réduction du nombre d’heures d’ouverture de ses boutiques a été perçue comme étant un manque de préparation de la part de la SQDC. Plusieurs reportages ont été négatifs, dont celui-ci :

  • Salut BonjourRéseau TVA, 26 octobre 2018. Une majorité de variables sont négatives, dont celles-ci : la présentation du sujet et le ton. Déficit de réputation de -14 607$ pour la SQDC.

Puis, dans les jours suivants, la SQDC a initié avec son nouveau président, Jean-François Bergeron, un carnet d’entrevues qui a généré plusieurs gains de réputation – et notamment celui-ci :

  • La SQDC s’accorde un «sans-faute» malgré les pénuriesLa Presse+, 31 octobre 2018. Toutes les variables sont positives dont celles-ci : le titre, le traitement journalistique, tout comme le nombre de mentions et de citations. Gain de réputation combiné (une et page 3) de 86 420 $ pour la SQDC.

Dans un contexte où une organisation – telle la SQDC – restera très médiatisée, l’évaluation de ses retombées dans les médias traditionnels et sociaux permet d’améliorer ses stratégies et de mesurer si ses objectifs de communication sont atteints.

Chaque semaine, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

House of Cards
Connaissez-vous de véritables Remi Danton ? Est-ce que la politique chavire souvent les humains comme ce fut le cas avec Doug Stamper ? Et à part l’élégance de ses vêtements, qui pourrait prétendre que Melania joue dans la même ligue que Claire ?
 
C’est dans quelques heures que la 5e saison de House Of Cards sera diffusée sur Netflix.
 
Voici la bande annonce, au cas où vous ne l’auriez pas encore visionnée…

 
L’an dernier, j’ai écrit deux blogues dans lesquels je faisais des liens entre la pratique des relations publiques – et ses fantasmes ! – et quelques répliques savoureuses des trois premières saisons.
Les revoici :
 
Bonne lecture… et bon visionnement en pleine réalité – puisque la réalisatrice et actrice Robin Wright affirmait récemment que l’actuel président des États-Unis avait volé les punchs prévus dans la 6e saison !

visuel blogue rue

Dès le début de la dernière course à l’investiture des républicains et depuis l’arrivée d’un nouveau Président à la Maison Blanche, l’attention des professionnels des relations publiques et des médias a été particulièrement attirée vers un enjeu de taille : les fausses nouvelles.

Puis, une fois élu, sa porte-parole Kellyanne Conway a inventé le concept de « faits alternatifs ».

 

Même si Donald Trump donne l’impression qu’il a breveté le concept des fausses nouvelles, celles-ci existaient bien avant lui !

 

En 2014, mon collègue Michel Lemay a publié l’excellent livre Vortex . Avertissement : si vous croyez encore que les médias sont entièrement objectifs, vous aurez tout un choc !

 

Panique ou… leadership ?

À l’ère des fausses nouvelles qui se multiplient à la vitesse « Grand V » dans les médias traditionnels et sociaux, que doivent faire les professionnels des relations publiques : paniquer, se mettre la tête dans le sable ? Ou, au contraire, faire preuve de leadership ?

Poser la question, c’est y répondre.

 

Voici 10 actions que les professionnels des relations publiques ont intérêt à poser, et ce, dans l’intérêt des organisations qu’ils et elles représentent. Et, plus globalement, dans l’intérêt de la société :

 

  • Corriger rapidement les mensonges. Appelons-les semi-vérités, faits alternatifs ou mensonges : toutes sortes d’informations qui ne sont pas parfaitement exactes circulent à un rythme exponentiel à propos des entreprises et des marques. Ce sont généralement des flocons sortis de leur contexte et qui, amplifiés par des détracteurs, prennent la taille de grosses boules de neige…

Il est essentiel de réagir rapidement afin de donner votre version des faits, et ce, rapidement. Rapidement mais, sans les émotions que les colporteurs ont pu mettre en les véhiculant.

 

  • Ne pas donner d’oxygène aux fausses nouvelles. Afin de limiter les dégâts à la réputation, il faut réduire au maximum – même à l’interne – le partage des faits erronés. Parce que, de bonne foi, bien des gens pourraient être tentés de reprendre ces fausses nouvelles et de les rediffuser dans le but de les contredire.

 

Il est devenu incontournable d’identifier les pires fausses nouvelles qui pourraient circuler à propos de notre organisation. Et de préparer à l’avance, des réponses claires à apporter.

 

  • Ajouter la gestion des fausses nouvelles au plan de prévention et de gestion de crises. Déjà, l’efficacité de l’identification des questions pièges et des réponses appropriées à donner dans différents contextes a été prouvée.

Dans la même veine, Il est devenu incontournable d’identifier les pires fausses nouvelles qui pourraient circuler à propos de notre organisation. Et de préparer à l’avance, des réponses claires à apporter.

 

  • Assurer une veille systématique plus poussée. Il est devenu essentiel d’ajuster vos recherches afin d’accorder une attention particulière aux sites qui diffusent sciemment des informations erronées. Les noms de vos organisations, marques et porte-parole doivent être suivis avec attention.

De nombreux outils de veille sont de qualité, et il faut aussi s’appuyer sur des alertes en temps réel.

 

  • Analyser le contenu. Les outils et robots ont des limites. Ce sont uniquement les communicateurs qui peuvent analyser ce que les outils de veille auront trouvé.
  • Être transparent dans la gestion des communications. Rien de neuf sous le soleil, direz-vous avec raison.

Pourtant, c’est lorsque l’on croit que les plus hauts standards d’ouverture et de transparence ont été atteints que les professionnels des relations publiques et ceux et celles qui se trouvent à la table des décisions doivent les rehausser, encore et encore !

 

  • Faire de l’éducation et… calmer le jeu. Aucun dirigeant n’aime être associé à de fausses nouvelles. Souvent, les réactions épidermiques prennent le dessus et elles se transforment en ordres, du genre : « Faites-moi dès maintenant une campagne pour contrer cette rumeur ! ».

On ne compte plus les occasions où des décisions prises sous le coup de la colère ont nui aux organisations et aux marques. À la carrière de dirigeants, aussi.

Le rôle des professionnels des relations publiques est particulièrement important dans de telles situations. Nous devons informer, relativiser les événements et… calmer le jeu.

 

  • Développer des relations avec les influenceurs. Les journalistes, tout comme les blogueurs et autres influenceurs, peuvent certainement contribuer à contrer l’impact des fausses nouvelles à l’endroit de vos organisations et marques.

Mais, pour cela, il faut avoir créé des liens avant de faire appel à eux afin qu’ils interviennent !

 

  • Donner l’heure juste, et la répéter continuellement. Il est toujours surprenant de constater que des dirigeants d’organisations et leurs communicateurs se plaignent que de fausses nouvelles et des faits erronés soient véhiculés à leur endroit, alors qu’ils ne diffusent que très peu de faits – véridiques – à leur sujet.

 Plus que jamais, il faut assurer une présence significative dans les médias traditionnels et sociaux, et ce, afin de dire et redire des faits.

Ce sont toujours ceux et celles qui diront la vérité qui seront les plus solides devant les fausses nouvelles et « faits alternatifs » qui leur seront lancés au visage.

 

  • Ne pas se réjouir du malheur des autres. Être victime de fausses nouvelles, c’est un phénomène grandissant au cœur des principales situations de crises auxquelles sont confrontées les organisations et marques.

 Personne n’est à l’abri, mais… ce sont toujours ceux et celles qui diront la vérité qui seront les plus solides devant les fausses nouvelles et « faits alternatifs » qui leur seront lancés au visage.

Très souvent, ce sont des concurrents particulièrement bien informés qui frappent « là où ça fait mal ».  Mais, il s’agit d’un jeu bien dangereux…

 

L’industrie des relations publiques se mobilise

Fort heureusement, l’industrie des relations publiques est déjà mobilisée.

Ainsi, la Public Relations Society of America (PRSA) a émis une déclaration condamnant le concept de « faits alternatifs » et s’objecte à tout effort visant à présenter faussement l’information de la part des professionnels des relations publiques.

Pour sa part, la présidente de la Société canadienne des relations publiques (SCRP), Kim Blanchette, ARP, FSCRP, rappelle que « tout membre doit se conduire avec équité et droiture dans ses relations avec les médias et le grand public ».

Question : est-ce que Kellyane Conway et Sean Spicer sont membres de la PRSA ?

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À chaque période des Fêtes, des professionnels en relations publiques rivalisent d’imagination afin de renouveler la magie. L’objectif est toujours le même : « créer le rendez-vous » entre les marques et leur public.

Encore une fois cette année, les différentes campagnes des Fêtes sont de bons prétextes pour tirer des leçons de relations publiques… bonnes et moins bonnes !

Le phénomène Starbucks

La stratégie des Fêtes de Starbucks est un bel exemple d’une exécution bien menée d’un plan de relations publiques.

Alors que les clients fidèles attendaient impatiemment le retour des tasses rouges des Fêtes, Starbucks dévoile plutôt, début novembre, des tasses… vertes. De nombreux fans annoncent leur déception sur les réseaux sociaux. Au même moment, les employés reçoivent de grandes boîtes avec l’indication suivante : «no peeking» (pas le droit de regarder). Les employés partagent le tout sur les médias sociaux et rassurent les habitués en prédisant… le retour des tasses rouges !

Puis, l’entreprise publie une vidéo dans laquelle elle revient sur la controverse  de l’année dernière et annonce, par le même fait, le retour des tasses rouges. Dans la vidéo, on retrouve une image d’une tasse de 2015 accompagnée de commentaires négatifs tirées des médias . Une stratégie osée !

Finalement, les tasses rouges sont dévoilées le 9 novembre et surprise : elles arborent des dessins conçus par des clients.

Starbucks a appliqué ici deux leçons de relations publiques qui fonctionnent toujours :

  • Il faut toujours être à l’écoute de ses consommateurs, particulièrement en temps de crise. Revenir sur la controverse de l’année dernière était risqué. Mais, en intégrant des dessins faits par ses habitués sur les tasses, Starbucks a démontré qu’elle avait bien écouté et compris le message de sa clientèle.

  • Il faut mobiliser les employés : d’abord en les informant, puis en les faisant participer aux campagnes de relations publiques et de marketing. Ce sera alors plus facile de rallier tous les publics, les adeptes, les mécontents de l’an dernier, les clients dont le dessin a été choisi, etc.

 

Les #MeilleursVœux de Tim Hortons

Une autre marque bien connue des Canadiens pour son café a voulu faire parler d’elle lors des Fêtes : Tim Hortons.

Dans le cadre de la campagne #MeilleursVoeux, les consommateurs étaient invités à transmettre des souhaits à leurs proches, sur les réseaux sociaux ou lorsqu’ils rencontraient le camion de promotion de la compagnie. Le jour du lancement de l’initiative, le 16 novembre, le mot-clic est rapidement devenu populaire.

Une belle vidéo où l’on voit les vœux être exaucés par les différentes équipes de Tim Hortons a été produite et déployée sur les réseaux sociaux.

La campagne de Tim Hortons est efficace, car elle touche les consommateurs droits au cœur. 

La grande guignolée des médias

Parmi les campagnes touchantes qui reviennent à chaque année, il y a celle de la Grande guignolée des médias.

 Après plus de 15 années d’existence et face à une compétition toujours plus grande, la grande guignolée a su se réinventer.

La campagne de cette année était bien ancrée dans son époque. Des blogueurs influents ont été invités à une expérience gastronomique bien particulière. Les convives, qui ne savaient pas à quoi s’attendre, ont vécu une dégringolade alimentaire. Préparé par Bob le chef, le repas qui commençait par une entrée de gravlax s’est terminé par…des pâtes au beurre !

Résultat : une vidéo touchante qui présente l’expérience vécue par les participants (et implicitement celle vécue par des milliers de Québécois chaque année).

Source : Radio-Canada.

 

«L’estie de coton» de Montréal

Source : HuffingtonPost.qc
Source : HuffingtonPost.qc

Je ne pourrais terminer ce blogue sans vous parler de ce qui mobilisera les conversations autour du foyer durant les Fêtes : le sapin de Montréal ou «l’estie de coton», tel que surnommé par le maire de Québec, Régis Labeaume.

Dans le reportage Le sapin tombé en disgrâce réalisé par Radio-Canada – et largement partagé sur les réseaux sociaux—, on présente les retombées négatives générées aux États-Unis à propos du sapin de la ville de Montréal.

À la fin du reportage, le maire Denis Coderre tente d’expliquer la «laideur» qui trône sur la Place-des-Arts – une entrevue bien malhabile qui ne nous fait pas oublier l’étrange forme du conifère…

Le « fameux sapin » n’a pas un problème d’image, mais un problème de communication. Tout est dans le message !

L’entreprise Sapin Mtl – qui se charge de la livraison, de l’installation et de la récupération de sapins pour la période des Fêtes – a voulu faire parler d’elle mais, cette fois, ce fut maladroit.

En annonçant qu’elle souhaitait offrir un sapin plus grand que celui du Rockefeller Center, l’entreprise a ouvert la porte à la comparaison et a élevé les attentes. En résumé, elle a prêté le flanc à la critique.

L’année dernière, Sapin Mtl avait organisé une première compétition de lancer du sapin. En entrevue à Salut, Bonjour !, Philippe Pelletier, cofondateur de l’entreprise,  expliquait que l’entreprise tentait de faire parler d’elle par des moyens originaux, sans investir en placement publicitaire. Comme plusieurs entreprises qui débutent, elle a voulu faire  un coup d’éclat … et s’est emballée !

Voici un conseil que nous donnons toujours à nos clients :

Un objectif n’est pas fait pour être atteint, mais dépassé !

Si Sapin Mtl avait annoncé son intention d’offrir, à l’occasion de l’arrivée du 375e anniversaire de Montréal, un premier grand sapin pour le marché de Noël de Montréal, les attentes auraient été beaucoup moins importantes.  Par la suite, si l’entreprise avait réussi à obtenir le plus grand sapin au Canada ou même – quelle chance ! – un sapin plus grand que celui du Rockefeller Center, ça aurait fait toute une nouvelle  le soir de l’illumination.

Revenir au véritable esprit de Noël

En conclusion : le temps des Fêtes est le moment idéal pour les marques de reconnecter avec la communauté. Il y a deux ingrédients magiques : l’authenticité et la générosité. Pas besoin de gestes spectaculaires, il faut simplement réussir à se brancher avec son public.

J’espère que ces leçons vous inspireront pour l’année 2017. D’ici là, nous ferons relâche pour la période des Fêtes et c’est avec plaisir que nous vous retrouverons en janvier.

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes et une très belle année 2017 !

Source : Radio-Canada.ca

Les midis, en semaine, nous pouvons manger avec des collègues ou des clients. Aller s’entraîner. Enfiler un sandwich tout en étant devant son clavier. Lire ou écouter de la musique dans notre bulle, etc. Bref, les choix d’activités agréables sont nombreux.

 

Il y a aussi un autre grand plaisir que l’on peut savourer à 12 h 30, seul ou avec des collègues : écouter Les Ex à RDI !

 

Remontons dans le temps. Lors de la campagne électorale de 2007, RDI avait réuni à l’antenne, à titre d’analystes, Marie Grégoire (ex-députée de l’ADQ), Liza Frulla (ex-ministre libérale à Québec et à Ottawa) et Jean-Pierre Charbonneau (ex-Président de l’Assemblée nationale et ministre péquiste). La « chimie » entre eux avait été telle que leur collaboration circonstancielle s’est transformée, durant plusieurs années, en une présence quotidienne à l’écran.

Au fil du temps, les trois ex ont quitté l’émission, de même que l’animateur du départ, Simon Durivage. Michel Viens a pris la barre et quelques ex politiciens de différents partis se sont succédé à l’antenne.

 

2016-2017 : la meilleure cuvée !

 

Au moment où l’on pourrait croire

que la formule est usée à la corde,

c’est tout le contraire qui se produit

depuis la rentrée !

 

Nous avons droit à deux « vétérans ex », soit Yolande James qui en est à sa troisième année, et Marie Grégoire qui revient après une année d’absence. Pour compléter le trio : l’ancien ministre péquiste Yves-François Blanchet.

 

Trois joueurs indépendants, une équipe

Évidemment, aucun d’eux ne peut – et ne veut – renier son passé : c’est leur principal atout pour analyser les enjeux et nous partager des expériences vécues à l’Assemblée nationale.

 

Ce qui est remarquable cette année, c’est l’indépendance dont ils font preuve envers leurs anciennes formations politiques.

 

Alors que l’ADQ n’existe plus, le Parti libéral du Québec et le Parti Québécois demeurent bien présents.

 

Or, Yolande James montre qu’elle peut garder un bras de distance avec sa formation politique. Elle demeure « rouge vif » et fédéraliste, pas de doutes là-dessus ! Mais, ses analyses sont beaucoup plus nuancées qu’auparavant.

 

Pour ce qui est d’Yves-Francois Blanchet, il apprend son métier sur la glace, où ses coéquipières sont habituées de patiner ! Il rappelle parfois sa formation d’anthropologue pour apporter de la perspective à certains de ses propos, et son humour pince-sans-rire est un atout.

 

Et que dire de Marie Grégoire : elle est comme un poisson dans l’eau dans cette émission ! Elle amène ses arguments avec logique et fraîcheur, faisant souvent des liens avec les commentaires de ses collègues. De toute évidence, elle est très branchée dans toutes les formations politiques, où elle est respectée, et elle a le véritable pouls de son auditoire.

 

Appuyés par Michel Viens, qui ne cherche aucunement à attirer les projecteurs, Marie Grégoire, Yolande James et Yves-François Blanchet forment, selon moi, le meilleur trio de l’histoire des Ex !

 

Il ne me reste plus qu’à équilibrer l’horaire de mes lunchs : des clients, du travail à l’ordi et… les Ex !

Source : seriesplus.com

C’était à prévoir : les premiers épisodes de la troisième et dernière saison de Mirador ont plu à des journalistes : « Ça reste gros et efficace », selon le Journal de Montréal, et « Vif et moderne » selon La Presse.

Efficace, vif et moderne, Mirador ?

Oui, si vous aimez suivre des histoires qui ne tiennent pas la route, mais que d’excellents comédiens tels Gilles Renaud – qui crève l’écran – Nathalie Coupal et Geneviève Rochette parviennent à rendre tout de même captivantes.

 

Efficace, Mirador ?

Non, si vous voulez en connaître davantage

à propos d’une profession qui joue un rôle-clé

dans notre société.

 

Rappelez-vous les plus importantes téléséries des dernières années : les arrestations dans 19-2 étaient crédibles, et les opérations complexes dans Trauma, aussi. Mais, Mirador, ça n’a rien à voir avec la vraie vie !

 

Une véritable fiction pour des cotes d’écoute

Tant dans les saisons 1 et 2 que dans « l’ultime » qui a pris l’affiche, hier soir, à l’antenne de Sériesplus, nous sommes plus qu’en pleine fiction : nous sommes dans l’invraisemblable, et ce, de la première à la dernière seconde.

J’ai eu beau chercher des ressemblances avec mes très nombreux collègues du secteur de la consultation, je n’en ai trouvé aucun qui aurait pu dire ceci :

 

« J’ai en fourré du monde, j’ai menti tant que j’ai pu ! »

 

Je n’en connais pas qui insultent des avocates en cour, ni qui rabrouent des journalistes.

Consultant dans des cabinets de relations publiques depuis 1987, j’ai travaillé avec de véritables professionnels chez Optimum et BDDS avant de créer, en 1994, DIRECTION Communications stratégiques. Je suis l’un des membres fondateurs de l’Alliance des cabinets de relations publiques du Québec où, depuis 1997, je côtoie des collègues qui dirigent des cabinets très différents les uns des autres. Mais, partout, la rigueur et l’éthique guident les meilleures pratiques.

Pour s’en assurer : à tous les trois ans, les cabinets membres de l’ACRPQ doivent souscrire au processus d’évaluation « A+ », en plus de respecter continuellement un code d’éthique.

Je peux vous assurer d’une chose : tous les cabinets membres de l’ACRPQ doivent leurs succès à l’éthique et aux meilleures pratiques.

 

Une stratégie axée sur… le mensonge

Dans Mirador, l’essentiel des deux premiers épisodes porte sur une situation de crise très mal gérée : un ex-joueur de hockey abandonne son père à l’urgence d’un hôpital et celui-ci, désespéré, brise une fenêtre et se jette dans le vide.

Mirador est le cabinet de relations publiques appelé à la rescousse. Afin de redorer comme par miracle la réputation de l’hôpital, l’associé principal de Mirador, Philippe Racine (Patrick Labbé) et les membres de son équipe tarabiscotent une stratégie – sans aucune réflexion – qui repose sur de faux comptes Facebook et Twitter impliquant des personnes âgées – des comptes créés au sein même du cabinet !

 

Si l’un de mes employés me proposait une telle stratégie,

il quitterait notre équipe sur le champ !

 

Détail à souligner : ce même Philippe Racine qui, depuis la première année de Mirador, vogue d’une stratégie tordue et non éthique à une autre, est tellement apprécié par son association professionnelle qu’on lui remet un trophée !

Bon, tout n’est pas perdu : Chantal ne crie plus… Et elle a remplacé les communiqués qu’elle écrivait sans arrêt par des tweets.

Mais, il faut être très attentif si l’on veut entendre la seule mention de la notion d’acceptabilité sociale. Et ce n’est pas l’endroit si vous voulez en apprendre sur l’éthique…

Finalement, on peut se demander s’il est nécessaire de fausser la vraie nature d’une profession comme celle des relations publiques, et ce, simplement pour soutenir un suspense qui retiendra l’auditoire. Vraiment, l’éthique commande de faire autrement…

Source : Radio-Canada.ca
Source : Radio-Canada.ca

P.S. Mon plus beau souvenir de Mirador aura été diffusé… à l’extérieur de la télésérie : c’est la délicieuse parodie de Marc Labrèche !

Source : rds.ca

À chaque présentation des Jeux Olympiques, mon collègue Jean Gosselin – sans doute le meilleur professionnel en communication dans le domaine du sport au Québec – se fait toujours poser la même question : « Une médaille d’or, ça vaut combien ? ».

 

Pince-sans-rire, Jean commence souvent par répondre ceci : « Ça dépend du cours du marché de l’or… ».Puis, il donne moult détails sérieux sur le sujet puisque l’importance que les athlètes et les gestionnaires de marques accordent aux performances olympiques, ce n’est pas de la rigolade…

 

Évidemment, les performances de Penny Oleksiak et d’Andre De Grasse à Rio multiplieront les occasions de questions !

 

Voici une entrevue réalisée en 2014 avec Jean Gosselin (et mise à jour).

 

Pierre Gince : Tous les athlètes s’entraînent durant de très nombreuses années afin de vivre leur rêve olympique qui sera de très courte durée. Il n’y a que trois médaillés sur le podium, puis c’est terminé…

 

Jean Gosselin : Oui, et dans tous les cas, il y aura des larmes d’une joie indescriptible et des larmes d’une tristesse inouïe… Et tout cela se produit sous les projecteurs toujours plus puissants, d’une édition des JO à l’autre, des médias traditionnels et sociaux.

 

Mais la comparaison s’arrête ici. Parce que l’effet des projecteurs sur les athlètes variera énormément : depuis une vingtaine d’années en particulier, de nombreux athlètes québécois sont descendus du podium olympique dans un anonymat à peu près total alors que d’autres – tels Annie Pelletier qui a remporté une médaille de bronze – sont parvenus à se faire remarquer, et à demeurer présents dans l’opinion publique et admirés.

 

Q :  Quels sont les facteurs qui font en sorte qu’un athlète médaillé aux Jeux Olympiques deviendra un « chouchou » du public et des médias et qu’un autre ne le sera pas ?

 

R : Les règles non écrites du « sport-business » – parce que c’est de cela dont il est question – et du show-business sont les mêmes, et notamment la toute première : la personnalité.

 

À titre d’exemples : Sylvie FréchetteJean-Luc BrassardAlexandre Despatie et les sœurs Dufour-Lapointe sont des personnes attachantes que les médias nous ont fait connaître et auxquelles tout le monde a envie de s’identifier. Et ce n’est pas un hasard s’ils sont beaux et belles !

 

Évidemment, les performances de Penny Oleksiak et d’Andre De Grasse ont de quoi faire vibrer les amateurs de sport et même ceux et celles qui, jusque-là, n’avaient pas d’intérêt pour les Jeux Olympiques. Mais, consciemment ou non, ce ne sont pas que leurs médailles qui nous attirent… Grâce à leurs personnalités, Penny et Andre sont les enfants que l’on voudrait tous avoir !

 

Q : Alors que les Jeux olympiques sont devenus le plus important événement commandité au monde, nous assistons à un gigantesque positionnement des marques et à toutes sortes de jumelages avec des athlètes. Pourquoi tous les « mariages » ne sont pas réussis ?

 

R : Parce que, justement comme dans les vies de couples, il y a des jumelages qui ne reposent pas sur des bases solides dès le départ et qui ne devraient jamais survenir !

 

Blague à part : les sommes d’argent dont disposent les gestionnaires de marques pour les associer de différentes façons aux athlètes – que ce soit au niveau québécois, canadien ou international – ne sont pas pour autant un gage de succès. Les marques doivent être aussi rigoureuses dans le choix d’un athlète qu’elles le sont pour choisir un vice-président ou une agence.

 

Le « pifomètre » aide à détecter le potentiel, mais il faut confirmer l’impression en prenant le temps de faire ses devoirs consciencieusement.

 

« Les gestionnaires de marque et les athlètes devraient répondre avec honnêteté à quatre questions avant de convenir d’un contrat. »

 

1)      Existe-t-il un lien naturel, un « fit », entre l’athlète et la marque ?

Autrement dit, est-ce que l’athlète sera fier de la marque qui délie les cordons de la bourse pour lui, et est-ce que les gestionnaires de la marque et leurs propriétaires, et surtout les publics cibles, seront fiers de retrouver leur logo sur l’uniforme de l’athlète ?

 

2)      Est-ce que des « atomes crochus » unissent l’athlète et les gestionnaires de marque ?

En d’autres termes, est-ce que sera agréable de collaborer ensemble à différentes activités de relations publiques, de marketing, de publicité et de ressources humaines ? Est-ce que l’importance de la relation sera plus grande que les clauses du contrat ?

 

3)      Au-delà du chèque remis à l’athlète, est-ce que les gestionnaires de marque sont prêts à débourser de trois à cinq fois cette somme, et parfois plus, pour mousser continuellement le partenariat ?

 

Fréquemment, une fois le chèque remis à l’athlète et le logo apposé sur lui, l’engagement est terminé. Dans de tels cas, le rayonnement se termine là aussi !

 

Il faut aller au-delà de la seule visibilité du logo pour intégrer l’athlète ailleurs dans les activités de l’entreprise : l’implication communautaire, les communications internes et même le développement des affaires. Parce qu’un médaillé olympique, ça peut impressionner un futur client…

 

4)      Est-ce que la base de la relation sera beaucoup plus solide que le seul défi d’une médaille olympique ?

 

Lorsque je conseille des gestionnaires de marque et des athlètes, j’insiste toujours sur cette question qui est fondamentale et qui, pourtant, est bien trop souvent escamotée… C’est bien beau de rêver à une médaille d’or, mais combien d’athlètes parviennent à en récolter au moins une lors des Jeux Olympiques ?

 

C’est pour ça que je dis toujours de ne pas tenir compte des résultats dans le développement des stratégies et tactiques entourant la mise en valeur d’une association avec un athlète. Évidemment, on peut se préparer « au cas où »… mais ce sera un bonus.

 

C’est une grave erreur – pourtant fréquente – que font des gestionnaires de marque en ne voulant s’associer qu’à des résultats.

 

Q : Mais les résultats, n’est-ce pas le but ultime recherché par les gestionnaires de marque tout autant que par les athlètes ?

 

R : Ça ne devrait pas. C’est la plus grande erreur à éviter.

 

Source : canoe.ca
Source : canoe.ca

Prenons un exemple : en s’associant à compter de 1999 à Alexandre Despatie, la marque McDonald’s ne s’est pas collée qu’à ses performances : ses gestionnaires ont d’abord choisi une belle personne – dans tous les sens du terme – avec un énorme potentiel, qu’il a été approprié d’appuyer tout au long de de son évolution.

Source : Infopresse.com

Quelle est la différence entre les relations publiques et le « Piâââr » ? Céline Dion donne-t-elle des conférences de presse ? Les communiqués ont-ils encore leur raison d’être ?

 

À l’approche de la rentrée, j’ai envie de clarifier différentes définitions et faits avec vous.

 

Les relations publiques, c’est…

« Les relations publiques consistent en la gestion des relations entre une organisation et ses divers publics par l’entremise de la communication, afin d’atteindre une compréhension mutuelle, de réaliser les objectifs organisationnels et de servir l’intérêt public. »

(Flynn, Gregory et Valin, 2008, Société canadienne des relations publiques)

 

Il s’agit d’une fonction de plus en plus pertinente et reconnue au sein des organisations de toutes tailles et de tous les secteurs d’activité.

 

Le « Piâââr », c’est…

Ce que fait un « douchebag » à la recherche d’une blonde à Opération Séduction, à V !

 

Les relations publiques, ce n’est pas…

  • Une science exacte
  • De la publicité gratuite sous forme de couverture de presse, obtenue à moins cher que de la véritable publicité
  • Seulement des relations de presse
  • Des accès gratuits à des cocktails pour vendre nos plus belles histoires aux journalistes
  • Synonyme de contrôle à 100 %
  • Un débouché pour les « fort en gueule » et les journalistes qui n’ont plus d’emploi
  • Une confrérie de « doreurs de pilules » (spin doctors)

Les relations publiques, ce n’est pas une solution miracle pour donner une excellente réputation à une organisation qui a un comportement non éthique.

 

Une conférence de presse, c’est…

Un événement conçu spécifiquement pour dévoiler une nouvelle à des journalistes. Généralement, une personne responsable des communications présente le dirigeant qui dévoilera la nouvelle (ou fera une mise au point dans un dossier évolutif tel une crise), le tout étant suivi d’une période de questions.

 

La conférence de presse diffère de la rencontre de presse, qui consiste à réunir des journalistes afin de susciter de la couverture de presse sans y dévoiler de nouvelle.

 

Ainsi : aussi généreuse de son temps puisse être Céline Dion avec les journalistes du Québec et de partout ailleurs, elle n’a probablement jamais donné de conférence de presse depuis qu’elle fut porte-parole d’Air Canada, en 2004… Pourtant, beaucoup de journalistes confondent conférence de presse et rencontre de presse lorsqu’ils associent la chanteuse à ses rencontres avec eux.

 

Un communiqué de presse, c’est…

Un document officiel d’une organisation visant à dévoiler une nouvelle à plusieurs médias à la fois.

 

Il est diffusé surtout via courriel à des journalistes ciblés et sur des fils de presse (tel CNW), et remis aux journalistes présents lors d’une conférence de presse.

 

Jadis, les entreprises et les cabinets de relations publiques pouvaient diffuser plus de communiqués de presse, en une journée, qu’une poule pouvait pondre d’œufs !

 

Source : canoe.ca
Source : canoe.ca

Rappelez-vous Chantal, dans Mirador, qui piochait continuellement sur son clavier… C’était l’Automatisme avec un grand A !

 

La situation a changé de façon marquée, et très rapidement.

 

Le communiqué demeure très utile dans certaines situations (diffuser une nouvelle à de nombreux médias au même moment, comme par exemple les résultats d’une entreprise cotée en Bourse).

 

Mais, dans une majorité de cas aujourd’hui, c’est grâce à des approches personnalisées que les attachés de presse proposent des histoires crédibles aux médias.

 

Pour en savoir plus

Le Vocabulaire des relations publiques est un excellent document de référence préparé par mes collègues Abdellah El Mzem, Serge Leclerc, Patrice Leroux, ARP, et Guy L’Italien, ARP, tous chargés de cours au Certificat de relations publiques de l’Université de Montréal.

Source : Radio-Canada.

Quelle est la différence entre le couple Clinton et le maire de St-Hyacinthe ?

Les Clinton ont mené leur carrière politique en allant d’un mensonge à l’autre – du célèbre « I did not have sexual relations with that woman » de Monsieur à la récente affaire alambiquée des courriels de Madame. Aussi charismatiques puissent-ils être, on ne les croit pas.

Pour sa part, le maire de St-Hyacinthe vient de prendre le taureau par les cornes, et c’est tout à son honneur.

Rappel des faits.

Il y a quelques jours, la mort de milliers de poissons dans la rivière Yamaska est attribuable à un déversement planifié d’eaux usées effectué par la Ville de Saint-Hyacinthe – un déversement qui aurait été inconnu du maire et de la direction générale de la ville – et que diverses circonstances ont rendu tragique.

Qu’a fait le maire, aussitôt informé ? Il est sorti de son bureau et il est allé affronter la tempête.

 

« Il y a visiblement eu une série de mauvaises décisions de la part de l’administration municipale dans ce dossier. Une enquête interne est en cours pour faire la lumière sur le processus mis de l’avant et sur les décisions qui ont été prises », a admis à La Presse le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, avouant qu’il y avait eu des ratés dans la transmission de l’information dans les différents services municipaux.

 

Peu importent les circonstances qui ont mené à cette erreur de gestion et de communication interne – travaux d’agrandissement, congés et vacances de personnes clés, etc. – le maire a pris ses responsabilités.

 

Trop souvent, des porte-parole tentent de faire avaler des couleuvres au bon peuple. Le maire de St-Hyacinthe a plutôt pris ses responsabilités, évitant de tenter de défendre l’indéfendable.

 

L’importance de la communication interne

 

Que faut-il retenir de cette situation survenue à St-Hyacinthe ? Que, trop souvent hélas, la communication interne est négligée au sein des organisations de toutes tailles et de tous les milieux.

Moins « glamour » que les retombées de presse et considérée moins stratégique que la gestion d’enjeux, on la regarde souvent de haut… et on l’associe souvent uniquement qu’à des tactiques telles le bulletin d’information aux employés et aux fêtes sociales. Or, la communication interne, c’est plus que ça.

 

Moins « glamour », la communication interne est souvent regardée de haut… C’est une erreur.

C’est une erreur, parce qu’une communication interne réussie est l’enchaînement d’une foule de petits détails pourtant faciles à réunir.

Par exemple : le respect fidèle de l’organigramme officiel – tout en tenant compte de l’organigramme réel et des relais en cas d’absence – permet d’éviter un grand nombre d’erreurs de gestion, comme ce fut le cas à St-Hyacinthe.

Ceci dit : la réaction très rapide du maire Corbeil, et l’authenticité qu’il a dégagée, devraient permettre à son administration de sortir grandie de cette situation.

 

 

 

Source : Journal de Montréal

Le paysage médiatique montréalais ne sera plus le même, alors que le SPVM vient de reléguer à d’autres fonctions celui qui était, depuis très longtemps, son principal porte-parole : le Commandant Ian Lafrenière. Il s’agit d’un communicateur que je connais peu, mais envers qui j’ai un grand respect.

D’abord, distinguons les deux grandes familles de porte-parole : il y a ceux des entreprises et ceux des marques.

Les premiers sont habituellement choisis au sein de l’organisation qu’ils représentent et ils ont pour mission de donner le point de vue corporatif. Pour leur part, les porte-parole de marques mettent en valeur les produits, services et projets des entreprises, et ce, à différentes étapes de leur cycle de vie : lancement, croissance ou maturité.

Respect = durée

Le Commandant Lafrenière a su s’imposer parce qu’il connaissait et respectait les nombreuses règles écrites et non écrites du journalisme et de la communication. C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi il est demeuré une vingtaine d’années en poste, et que bon nombre de journalistes ont déploré qu’il ait été retiré des fonctions qu’il accomplissait avec brio.

Même si, de toute évidence, il adorait son rôle de principal porte-parole du SPVM, je suis convaincu que le Commandant Lafrenière en avait parfois ras le bol…

Celui qui « incarnait le mal » aux yeux de bon nombre de carrés rouges, en 2012, aura été un porte-parole d’une très grande qualité.

Jour après jour – et en particulier depuis le printemps 2012, une période qui a laissé des traces – il devait rendre compte des décisions réfléchies du SPVM et celles qui sont prises dans le feu de l’action par ses milliers de collègues… autant celles qui vont de soi que celles qui nuisent à la réputation du SPVM – et ce, à toute heure. Les conséquences de certaines de ces décisions font parfois le tour du monde via les médias traditionnels et sociaux.

Des leçons à retenir

Le Commandant Lafrenière aura fait la preuve que l’on ne s’improvise pas porte-parole. On se prépare à le devenir. Et on incarne l’organisation, contre vents et marées.

Voici les principales clés de réussite qu’il laisse aux communicateurs de tous les domaines:
• avoir une personnalité compatible avec l’organisation
• s’informer et préparer des messages clés avant d’accorder des entrevues
• synthétiser des enjeux complexes en quelques secondes
• s’exprimer clairement
• être disponible et en « mode solution » avec les médias
• faire preuve de compassion plutôt que de laisser nos émotions prendre le dessus
• comprendre et s’adapter à l’évolution des médias
• accepter de s’effacer derrière l’organisation
• pouvoir composer avec le stress.

Et maintenant ?

Homme d’action, Ian Lafrenière est déjà motivé par des défis stimulants : il demeure président du Regroupement des communicateurs d’urgence , tout en étant formateur auprès de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes  et de l’UNESCO . Sur sa page LinkedIn, il y a un très intéressant manuel pédagogique intitulé Maintien de l’ordre et respect de la liberté d’expression, auquel il a collaboré.

Je souhaite bonne suite de carrière au Commandant Lafrenière.