Médias sociaux

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Plusieurs lecteurs se demandent probablement de qui il s’agit… Les « millé-quoi » ?

Les milléniaux sont actuellement âgés entre 19 et 36 ans. Aujourd’hui, ils profitent d’un meilleur pouvoir d’achat que leurs parents à leur âge et, en 2020, ils occuperont une grande majorité des emplois.

Évidemment, les milléniaux consomment différemment

que les générations précédentes.

L’information, en particulier.

 

Depuis quelques années, il est beaucoup question des milléniaux dans le domaine des communications. Si les publicitaires essaient de trouver le bon angle pour les accrocher et les engager, les professionnels des relations publiques doivent également revoir leur pratique s’ils veulent engager la conversation avec eux.

 

Les milléniaux et la consommation du contenu

Lors du RDV Média d’Infopresse, qui avait lieu le 17 septembre dernier, j’ai assisté aux conférences d’Annie Colbert (Mashable), d’Elizabeth Plank (Mic) et de Sarah Critchfield (Upworthy). Selon ces trois conférencières, le constat était simple : les milléniaux consomment presque uniquement les nouvelles en ligne.

Sarah Critchfield allait encore plus loin en affirmant ceci :

« Contrairement aux générations précédentes,

les milléniaux ne sont pas à la recherche de contenu.

Si celui-ci est pertinent, il se rendra à eux ! »

 

Comment doit-on s’adresser aux milléniaux ?

De telles affirmations démontrent clairement que le travail des communicateurs est appelé à changer et qu’il continuera de se transformer très rapidement.

Tout d’abord, il est devenu inconcevable de se limiter uniquement aux relations de presse traditionnelles si l’on désire rejoindre ce groupe d’âge.

Par ailleurs, les communicateurs n’ont déjà plus le choix d’évoluer vers la production de contenu viral.

Je sais que le terme « viral » peut en effrayer certains. Selon Annie Colbert, le terme « viral » se définit par «highly shareable content». Autrement dit : du contenu que l’on veut partager à tout prix.

Mme Colbert, l’éditrice du contenu viral chez Mashable, explique que chaque marque doit désormais être partie prenante de la conversation avec ses consommateurs :

« Le contenu doit être spécialement produit pour internet (et ses différentes plateformes sociales). Il est faux de penser qu’un contenu destiné aux médias traditionnels conviendra. Le concept de partage est aussi important. Il faut penser à du contenu que nous aimerions partager ».

Elizabeth Plank et Annie Colbert avaient le même constat :

 

« Plus que jamais, avant de communiquer,

il est essentiel de bien connaître notre public cible.

Parce que celui-ci ne partagera du contenu

qu’à une seule condition : il peut s’y identifier ».

 

Pour diffuser quoi ?

Que recherchent les milléniaux ? Du contenu qui est léger, drôle, nostalgique, touchant, ou en lien avec l’actualité.

L’équipe de Mashable suit constamment ce qui se passe sur les réseaux sociaux afin de pouvoir réagir rapidement, dans un délai maximal de 15 minutes après un évènement. Ils s’assurent ainsi d’être au cœur de la conversation.

Règle d’or selon Mme Colbert : « Unline a party, make it early! »

 

Deux bonnes nouvelles !

En conclusion, j’ai deux bonnes nouvelles pour vous, collègues de relations publiques.

Première bonne nouvelle : beaucoup de cabinets de relations publiques ont de jeunes milléniaux parmi leur équipe. Il est beaucoup plus simple de rejoindre une communauté lorsqu’on en fait déjà partie. Utilisez ce changement pour engager les jeunes au sein de votre entreprise, impliquez-les !

Deuxième bonne nouvelle : même si la dynamique de communication évolue, nous avons désormais l’occasion d’engager réellement la conversation avec les publics des organisations que nous représentons.

N’est-ce pas la base de notre pratique professionnelle ?

carey-price
À l’ère où les marques, les organisations et les personnalités accordent une importance grandissante à leur image, il est important de démêler ce qui est souvent confondu : la réputation, la crédibilité, le charisme et le capital de sympathie.
Aujourd’hui, je souhaite attirer votre attention sur le capital de sympathie, ainsi défini dans le Vocabulaire des relations publiques de la Faculté de l’Éducation permanente de l’Université de Montréal :

« un sentiment d’appréciation partagé par les membres d’une communauté donnée (employés d’une organisation, citoyens d’une ville, etc.) qui résulte des efforts soutenus et à long terme d’une organisation pour bâtir et entretenir des relations de confiance avec ses publics internes et externes. Ce sentiment d’appréciation – voire de complicité – peut aider une organisation à mieux manœuvrer face à ses concurrents et à traverser des périodes difficiles et même des crises. »

J’ajoute à cette définition que le capital de sympathie s’applique tout autant aux marques des organisations qu’aux personnalités.

Puisque le terme « capital de sympathie » est souvent confondu avec « crédibilité », « réputation » et « charisme », voici une façon simple de les distinguer à partir du point de vue des publics :

  • capital de sympathie : « J’aime (j’apprécie) cette organisation, cette personnalité »
  • réputation : « J’admire (j’estime) cette organisation, cette personnalité »
  • crédibilité : « J’ai confiance en (je crois) cette organisation, cette personnalité
  • charisme : « Je suis impressionné par le pouvoir de séduction de cette personne » (qui, souvent, ne recherche pas cet effet. Rappelons-nous Jean Béliveau)

La stabilité est recherchée, pas les montagnes russes…

Carey Price, Philippe Couillard, Apple et SNC-Lavalin, sans oublier Joël Legendre, Céline Dion et Gaétan Barrette : l’actualité nous entretient toujours simultanément de quelques dizaines de personnalités, d’organisations et de marques envers lesquelles nous avons une ou… quelques opinions. Plus ou moins favorables. Et elles fluctuent, souvent assez rapidement.

C’est la somme des impacts plus ou moins favorables qui constitue le capital de sympathie.

Un capital de sympathie, c’est comme des actions à la bourse : les mouvements aussi rapides que spectaculaires sont fréquents!

Au Québec, le plus récent exemple de cette fluctuation a pour nom Joël Legendre. Très populaire auprès de son public et donnant l’impression que tout lui réussissait, il est tombé aussi rapidement que d’un précipice…

Dans un tout autre registre, il y a le Cardinal Jean-Claude Turcotte qui, apprenions-nous il y a quelques jours, est en phase terminale.

Pour beaucoup de Montréalais de plus de 50 ans, Jean-Claude Turcotte aura été « leur » Cardinal. Longtemps Archevêque de Montréal, ce colosse doté d’une voix qui porte démontrait une grande sensibilité aux gens, et en particulier aux pauvres. Il avait aussi un sourire espiègle qui en a fait une personnalité très attachante que les médias s’arrachaient !

D’ailleurs, depuis son retrait de la vie publique, qui pourrait nommer son successeur ?

Malheureusement, je ne suis pas parvenu à retrouver une magnifique photo de lui qui fut publiée il y a quelques années dans Le Devoir : on le voyait portant son col romain et un veston noir ouvert. En dessous, il portait… un chandail du Canadien !

Un capital de sympathie, « qu’ossa donne » ?

Pour paraphraser le célèbre humoriste Yvon Deschamps à propos des « unions » (les syndicats) : un capital de sympathie, « qu’ossa donne » ?

Carey Price est un jeune homme authentique qui est passé très rapidement de son petit village à la vie trépidante de Montréal. Une grande adaptation s’imposait, lui qui a dû apprendre à aller à l’épicerie sans se sentir envahi par ses fans !

Carey Price assume maintenant son statut de personnalité publique dans le marché fou du hockey !

Le numéro 31 est à la fois un athlète exceptionnel et un citoyen engagé dans sa communauté. Fréquemment, on le voit se faire bombarder de rondelles que lui lancent des enfants qui vivent des situations difficiles, et ce, avec bonhommie.

C’est arrivé il y a encore quelques jours, en appui au Club des petits déjeuners et avec la collaboration de la Fondation Air-Canada…

La question se pose : pourquoi Carey Price et plusieurs de ses coéquipiers se rendent disponibles auprès de leur public ?

Voici une réponse toute simple… et candide : parce qu’un capital de sympathie, c’est le côté gratifiant qu’un compte de banque bien garni ne peut pas combler !

Source : www.culpwrit.com
Source : www.culpwrit.com

 

 

 

 

 

L’avènement des médias sociaux a véritablement eu un impact très important sur le travail des professionnels en relations publiques, en marketing et en publicité.

 

Et, alors que chacun tente de se démarquer, il sera intéressant d’observer comment les professionnels en relations publiques s’y prendront…

 

Je vous partage quelques observations et suggestions.

 

Des nouveautés à surveiller

 

Faisons d’abord un survol de ce à quoi il faut s’attendre en 2015.

 

Il faut absolument considérer l’arrivée du fameux bouton «Achat» sur les plateformes Facebook, Twitter et Pinterest.

 

L’ajout de ce bouton permettra aux consommateurs de faire des achats directement à partir des médias sociaux.

 

Voilà une nouvelle occasion, pour les marques,

de rejoindre leurs clients… au creux de leur main :

via téléphone ou tablette !

 

En 2015, nous assisterons aussi au déclin de Google +… et à une hausse de popularité pour certaines plateformes, comme Snapchat.

 

En fait, selon plusieurs experts, les applications «anonymes» seront de plus en plus utilisées au cours de l’année 2015.

 

Snapchat, avec son public de 13 à 25 ans, est très attirant pour les marques, et certaines compagnies ont déjà commencé à se l’approprier. La campagne de McDonalds qui met en vedette James LeBron, a été particulièrement efficace !

 

De plus, la nouvelle plateforme Ello , apparue l’année dernière, veut faire compétition à Facebook, et ce, sans vendre de publicités et en refusant de vendre les informations de ses utilisateurs à des tiers parties.

 

Tout est dans le contenu !

 

Plus que jamais, les professionnels des relations publiques doivent raconter des histoires aux journalistes .  Des histoires vraies, évidemment !

 

C’est dans ce contexte que les médias sociaux deviennent si importants puisqu’ils doivent être intégrés aux campagnes des relations publiques.

 

Il ne suffit plus de diffuser « aussi »

du contenu sur les médias sociaux…

mais plutôt d’intégrer, dès le départ,

les médias sociaux à votre stratégie.

 

De plus, il est essentiel de concevoir du contenu original et très attrayant.

 

Ainsi, avant de cliquer sur «publier», posez-vous la question suivante : en tant que consommateur, est-ce que je serais attiré par ce message ? (Parfois, cette question des plus embêtantes nous incite à retravailler nos textes…).

 

Les médias sociaux sont

les seuls médias dans lesquels les communicateurs

peuvent contrôler l’entièreté du message.

Quel bel espace pour créer son propre contenu

et le faire vivre aux consommateurs !

 

Par exemple : la marque Incognito a créé Les Dessous, soit son propre blogue avec du contenu qui s’adresse aux femmes, mais qui ne porte pas seulement sur les produits de la marque. Il y est question de féminisme, des relations de couple, des résolutions de début d’année, etc.  

 

Une idée très pertinente qui permettra certainement d’augmenter la visibilité de la marque.

 

Rebondir sur l’actualité : dangers et beaux défis

 

Les médias sociaux fonctionnent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Partout dans le monde, ils sont constamment en interaction afin d’attirer et fidéliser un public toujours plus nombreux.

 

Pour des gestionnaires de marque

qui veulent se démarquer à travers l’actualité,

le temps de réaction est très court.

Et la ligne, toujours très mince

entre les bons coups et les erreurs…

 

Par exemple : quand le drame du Charlie Hebdo est survenu, le Parti libéral du Québec a cru bon de modifier son logo sur Facebook afin de démontrer sa compassion.

 

sans-titre
Source : journaldemontreal.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela a suscité plusieurs critiques et le logo original a repris sa place…

 

À l’opposé, rappelons-nous le très bon coup réalisé la marque de biscuits Oréo qui, à la suite d’une panne de courant durant le Super Bowl, avait diffusé cette image sur Twitter :

Source : dynamicsignal.com
Source : dynamicsignal.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un excellent coup qui s’est fait remarquer !

 

Et vous, comment comptez-vous vous approprier les médias sociaux en 2015 ?

Quel est le dénominateur commun entre Bill Gates, Jacques Duchesneau et P.K. Subban ?

 

Il s’agit assurément de trois hommes brillants, charismatiques et experts dans leurs domaines respectifs : l’informatique et l’économie, les affaires policières et le hockey. Ils sont aussi des « Kid Kodak » supérieurs à la moyenne !

 

Tous trois ont déjà commis la même erreur : celle d’utiliser les médias afin d’obtenir un poste ou un privilège. Et tous trois ont échoué !

 

Bill Gates et le golf…

 

Bill Gates
Source: Microsoft.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors qu’il était devenu une personnalité plus qu’enviable sur l’échiquier économique, Bill Gates eut l’idée de mentionner à quelques journalistes qu’il serait « normal » qu’il soit accepté parmi les 300 membres du club de golf Augusta.

 

C’était mal connaître ce cénacle, qui a ses propres normes de fonctionnement… et qui ne s’en laisse pas imposer par un richissime homme d’affaires médiatisé ! Il faut en effet être invité à devenir membre au club Augusta. Et, à l’époque, personne n’avait encore invité le fondateur de Microsoft… Heureusement pour lui, il fut invité par la suite !

 

Jacques Duchesneau à la chasse !

 

Homme très médiatisé – puisqu’il sort de bonnes « clips » ! – Jacques Duchesneau  a parfois poussé le bouchon un peu trop. Ainsi, il n’a même pas été subtil lorsquil a fait connaitre, publiquement, son intérêt pour le poste d’Inspecteur général à Montréal.

 

De toute évidence, le maire Coderre n’apprécie pas qu’on lui lance ainsi des ballons par médias interposés…

Finalement, c’est Denis Gallant, le procureur de la commission Charbonneau, qui a eu le poste.

 

Les médias : une arme… à double tranchant

 

P.K. Subban
Source: Radio-Canada.ca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Très souvent, des gens puissants – assez puissants pour obtenir une tribune et y passer « LE » message souhaité au moment choisi – font l’erreur de prendre leurs rêves pour la réalité.

 

« Je me vois à la direction de telle ou telle organisation 

ou capitaine du Canadien ?

Pas de problème, je vais mousser ma candidature ! »

 

Imaginons la réaction des membres du conseil d’administration d’un club de golf ultra-guindé, d’un conseil des ministres, du maire de Montréal ou de tout gestionnaire sérieux qui doit étudier des candidatures…

 

Qui aime se faire imposer des candidatures, que ce soit directement ou indirectement – notamment les CV « qu’il faudrait vraiment considérer » même lorsqu’il y a un monde qui sépare la description et les profils ?

 

Qui veut démontrer – en choisissant telle ou telle personne – que sa recrue a eu raison de faire campagne sur la place publique ?

 

Qui aime se faire coincer dans un coin ?

Personne. Et surtout pas Marc Bergevin !

 

C’est ce qui m’amène au flamboyant P.K. Subban.

 

Une véritable usine à salive, Subban a confirmé – en disant qu’il aimerait être capitaine du CH – qu’il n’a ni le profil ni la maturité nécessaire pour prendre le flambeau des Richard, Béliveau, Damphousse, Carbonneau, Koivu et Gionta.

 

Je crois que P.K. aurait dû s’asseoir dans un coin tranquille, avec des conseillers, devant une feuille et un crayon – plutôt que d’écrire sur son cellulaire puisque ça l’aurait incité à twitter ! – et rédiger un message-clé RÉ-FLÉ-CHI. Et ce, dès l’annonce du départ de Brian Gionta.

 

Un message qu’il aurait dû répéter, répéter et répéter comme une obsession !

 

Plusieurs avenues s’offraient à lui ; en voici une :

« Il y a bien des façons d’influencer positivement mon équipe.

Le « C » sur le chandail du Canadien a une signification bien spéciale, mais c’est un élément parmi un ensemble pour que notre équipe soit synonyme d’excellence à tous les points de vue.

Je fais rayonner le CH de mon mieux, et j’ai bien hâte de taquiner mon coéquipier qui portera le « C » dans l’avenir ! ».

 

En d’autres termes, il aurait dû éviter de manifester tout intérêt envers le « C ». Et plutôt planifier un « stunt », comme par exemple verser un sceau de glace sur la tête du prochain capitaine… devant les médias !

 

Le titre de capitaine du Canadien, c’est un champ de mine…

Et Subban connaît suffisamment l’organisation pour le savoir.

 

Or, quelle a été sa stratégie : rester à l’écart en silence ?

 

Bien sûr que non : P.K. est allé sauter dans le champ de mine à pieds joints… et la bouche grande ouverte !

 

Sans s’en rendre compte, Subban a donné à Marc Bergevin et à Michel Therrien, « L’Argument avec un grand A » pour choisir la formule – discutable – des quatre assistants. Ceci fait appel à une bonne dose d’humilité… ce qui s’inscrit dans la culture organisationnelle de la Sainte-Flanelle !

 

Une leçon à retenir

 

Si tous les dirigeants sont différents, un dénominateur les unit toutefois : ils n’aiment pas percevoir que des gens font ouvertement campagne pour obtenir une promotion !

 

Qu’en pensez-vous ?

Source : papitibi.wordpress.com
Source : papitibi.wordpress.com

 

Quel est le dénominateur entre Rob Ford, Ron MacLean, Donald Sterling et Jeremy Searle ?

 

Ces individus en vue dans la société

préféreraient se faire arracher une dent à froid

plutôt que de s’excuser.

 

Rappel des faits :

 

  • excès répétés d’alcool, consommation de drogues illégales, propos à connotation sexuelle, conseillère municipale bousculée, etc. : avant de se rendre en cure de désintoxication jeudi dernier, Rob Ford ne s’est jamais s’excusé sincèrement ;

 

  • le commentateur Ron MacLean, de Hockey Night In Canada, qui a fait un lien entre les origines francophones de quelques arbitres de la LNH et une possible sensibilité envers le Canadien, s’est excusé du bout des lèvres, mais son mentor Don Cherry a déclaré qu’il avait eu raison !

 

  • devenu multimillionnaire grâce aux athlètes de race noire, et notamment ceux de son équipe des Clippers de Los Angeles de la NBA, Donald Sterling a été coincé à cause d’un enregistrement avec son ancienne petite amie. Et plutôt que de s’excuser, il regrette… de ne pas avoir acheté son silence !

 

  • et comme une pièce de théâtre en trois actes dans lequel le conseiller municipal montréalais Jeremy Searle  s’est donné le rôle principal :

 

    • d’abord, il a comparé l’agrile du frêne au séparatisme 
    • ensuite, sous diverses pressions, M. Searle s’est finalement excusé du bout des lèvres… deux semaines plus tard !
    • et en pleine séance du conseil municipal, M. Searle s’en est pris à Denis Coderre – qui exigeait des excuses de sa part depuis plusieurs jours – suggérant que le maire avait « des problèmes au cerveau »

 

Les petites fuites du jardin secret…

 

Ma grand-mère disait ceci : « Toute vérité n’est pas bonne à dire ». Or, MM. Ford, MacLean, Sterling et Searle ont osé dire « leur vérité », c’est-à-dire le fond de leur pensée.

 

Ainsi, au cours des derniers jours, nous avons eu droit à des petites fuites provenant de leurs jardins secrets :

 

  • « Je n’ai pas de problème de consommation, je ne fais que m’amuser (…) C’est normal d’être attiré par les belles femmes »

 

  • « Les arbitres francophones se retrouvent dans des situations intenables lorsqu’ils officient à Montréal »

 

  • «Tu peux coucher avec des [gens noirs]. Tu peux les amener avec toi, tu peux faire ce que tu veux. Le peu que je te demande, c’est de ne pas en faire la promotion… et de ne pas les amener à mes matchs»

 

  • « L’agrile du frêne fait moins de dégâts que les séparatistes ».

 

Les propos à caractère raciste, sexuel, religieux et politique existent depuis toujours. Mais ce qui est relativement nouveau, c’est que les personnalités publiques doivent maintenant tenir compte deux facteurs de plus en plus importants :

 

  • la médiatisation d’à peu près toutes leurs respirations sur toutes sortes de plateforme traditionnelles et sociales ;

 

  • les réactions « épidermiques » grandissantes d’intolérance que provoquent toutes sortes de propos – même les plus anodins en apparence.

 

Pourquoi s’excuser ?

 

Dans une société toujours plus « politically correct », MM. Ford, MacLean, Sterling et Searle ont commis ce qui est devenu impardonnable – dire tout haut ce qu’ils pensent – en poussant l’exercice jusqu’au bout, c’est-à-dire en assumant leurs propos et en refusant de s’excuser sincèrement.

 

Au fil des décennies, beaucoup d’avocats se sont positionnés auprès des dirigeants en insistant sur une « nécessaire discrétion » sur la place publique. Combien de fois ai-je croisé des avocats qui tentaient de convaincre mes clients de ne pas s’excuser – ce qui est à leurs yeux un aveu de faiblesse ?

 

À l’opposé, les communicateurs – dont je fais partie – insistent continuellement sur l’importance de la présence et de l’authenticité.

 

S’excuser demeure une action responsable et nécessaire

… à la seule condition de croire vraiment

ce que l’on affirme.

Sinon, il vaut mieux se taire

et assumer de subir les conséquences.

 

Jusqu’ici dans ma carrière, je ne compte plus les occasions où j’ai aidé des individus et des dirigeants d’organisations à reconnaître leurs erreurs auprès de différents publics. Et ce fut toujours de bonnes décisions qui leur ont permis de tourner la page sur des erreurs malheureuses… assumées.

 

À l’opposé, il y a « l’indéfendable »,

c’est-à-dire prendre position en faveur

d’une décision ou d’un enjeu qui va à l’encontre

de nos propres valeurs.

 

Je me souviens d’avoir refusé un mandat très payant qui ne cadrait pas avec mes valeurs : c’était vers 1995, soit peu de temps après la création de mon entreprise de consultation. Aussi, il y a quelques années, j’ai mis fin à un important mandat avec un client dont les pratiques étiques m’indisposaient. Dans les deux cas, mon comptable m’a grondé… mais moi, j’ai toujours bien dormi !

 

Au cours des derniers jours, c’est Ron MacLean qui s’en est sorti le mieux. Lui-même arbitre dans ses temps libres, il a nuancé ses propos. Et puisqu’il n’est pas le plus controversé des personnages publics, ses commentaires malheureux – quoiqu’en dise Don Cherry – sont derrière lui.

 

Ford, Sterling et Searle n’ont pas donné

le début du commencement d’une illusion

d’un repenti sincère.

C’est pour cela que j’aurais refusé de les appuyer.

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

Source : odesk.com
Source : odesk.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que la fin des cours approche à grands pas, Pierre Gince, ARP, stratège senior en relations publiques, et Emmanuelle Rouillard-Moreau, chargée de projets, répondent à des questions de futurs finissants en relations publiques.

 

Lily Trottier, finissante en relations publiques :

Q :                   Durant ma dernière année d’études, il m’a souvent été mentionné que beaucoup des grands noms en relations publiques avaient un parcours académique et professionnel bien différent, la plupart n’ayant pas étudié en relations publiques  (droit, science politique, etc.). De ce fait, comment les professionnels dans le domaine des communications perçoivent-ils les finissants en relations publiques qui arrivent sur le marché du travail avec un parcours qui se « restreint » pour la plupart du temps à un champ d’étude ?

 

Emmanuelle : Il est vrai que, pour travailler en relations publiques, il existe plusieurs parcours. Les employeurs tiennent compte davantage de leurs besoins que du cursus scolaire. L’expérience de travail, l’expérience bénévole, les stages et les champs d’intérêt sont considérés. La personnalité est aussi un facteur d’embauche : soyez dynamiques, créatifs et déterminés !

Pierre : Il y a moins de 20 ans, le secteur des relations publiques était rempli d’anciens journalistes; avec le temps, des professionnels aux profils variés et doués en communication ont joint les rangs des cabinets et des organisations.

 

Béatrice Gougeon, finissante en relations publiques :

Q :                   Est-il fréquent pour un professionnel en relations publiques d’être confronté à des dilemmes éthiques ? Si oui, sur quoi devons-nous nous baser afin de résoudre ce genre de problématiques ?

 

Emmanuelle : J’ose croire que non. J’ai la chance d’avoir un patron qui choisit nos clients en fonction du plaisir que nous aurons à travailler avec eux, et qui « flaire » de telles situations conflictuelles.

Toutefois, il peut arriver que nos clients aient des problèmes de ce type à régler, tel que raconté dans le blogue Cybersexe : êtes-vous à risque… vous aussi ? . Dans ce cas, nous utilisons notre jugement et notre bonne foi. Je dois avouer que ces situations sont très délicates.

Pierre : Il m’est arrivé de mettre un terme à une relation professionnelle parce que les principes moraux du client ne correspondaient pas aux miens…

 

Stéphanie Ouellet, deuxième année en relations publiques :

Q :                   Est-ce qu’une maîtrise en communications est un gros avantage dans le métier, ou est-ce davantage l’expérience dans le domaine que les employeurs regardent ?

 

Pierre : Les opinions diffèrent à ce sujet. Moi, je suggère aux étudiants d’aller chercher une expérience de travail après leur Baccalauréat, donc avant de souhaiter obtenir une maîtrise : je crois qu’ils seront davantage en mesure de trouver l’équilibre entre la théorie et la pratique.

Emmanuelle : « L’important, ce n’est pas ce que tu connais, mais qui tu connais ! », me répète Pierre Gince depuis que j’ai commencé à travailler chez DIRECTION. C’est dur à entendre… mais combien vrai ! 

Jusqu’à maintenant, je dois mon parcours professionnel aux rencontres que j’ai faites. Étant donné que je voulais travailler sur le terrain, j’ai décidé de ne pas faire de maîtrise pour le moment et je suis très satisfaite. Toutefois, je ne ferme pas la porte sur l’option de faire une maîtrise; mais si j’en fais une, en gestion par exemple, c’est que je jugerai que celle-ci sera nécessaire à mon avancement professionnel.

 

Judith Fontaine, finissante en relations publiques :

Q :                   Est-il vrai que les nouveaux finissants engagés dans des firmes de communication font le travail que les autres employés ne veulent pas faire?

 

Emmanuelle : Oui, et c’est tout-à-fait normal ! Il ne faut pas penser que nous allons être tout de suite en première ligne. Il faut gravir les échelons, prendre de l’expérience et se démarquer. 

Les premières années ne sont pas faciles, mais tellement satisfaisantes. Pour ma part, j’ai la chance de travailler dans une plus petite équipe et, donc, d’avoir un grand nombre de responsabilités. Mais ce n’est pas le cas partout.

 

Jessica Ferland, finissante en relations publiques :

Q :                   Quel est l’impact d’un CV et d’une lettre de motivation sur l’embauche d’un candidat en communication ?

 

Pierre : L’impact est énorme dès l’envoi aux employeurs potentiels. 

Ce qui est amusant, c’est de voir l’écart entre un CV et une lettre de motivation qui semblent parfaits et le courriel de transmission qui est bourré de fautes… Il m’arrive de répondre que j’ai arrêté de lire le courriel après trois fautes en deux lignes ! 

Et je ne parle pas seulement de fautes d’orthographe : souvent, les idées sont mal articulées. Les employeurs ne recherchent pas que des plumes parfaites, mais certainement des jeunes qui s’expriment clairement.

 

Anne-Catherine Groulx, finissante en relations publiques :

Q :                   Quel est le salaire moyen des nouveaux finissants engagés dans le domaine des communications ?

 

Pierre :Il y a quelques années, un jeune que je connais – et qui fait à peine la différence entre un vin blanc et un rouge – gagnait plus cher à placer des bouteilles dans une succursale de la SAQ que ses amis qui débutaient leur carrière en relations publiques. 

Qui gagnait trop cher ? Qui ne gagnait pas assez ? Là n’est pas la question, selon moi. La vraie question à se poser est la suivante : « Suis-je prêt à mettre les efforts suffisants pour me démarquer ? ». 

Que ce soit dans le cadre d’un stage, au sein d’une organisation sans but lucratif ou en début de carrière, il faut accepter de se relever les manches et plonger ! Il faut faire confiance à ceux et celles qui ouvrent leurs portes à des jeunes et qui leur consacreront du temps afin de les encadrer, les écouter et tenter d’effacer certaines de leurs erreurs…

 

Delphine Lebrun, finissante en relations publiques :

Q :                   Existe-t-il des opportunités pour des professionnels des communications récemment gradués pour des emplois à l’international ?

 

Pierre : Oui, parfois. Mais elles sont très rares. Il m’apparaît plus sage de miser sur un emploi local et s’y démarquer. Qui sait si des portes à l’étranger ne pourraient pas s’ouvrir éventuellement…

 

 

En espérant que ces réponses susciteront des discussions, nous vous souhaitons, chers finissants, un avenir à la hauteur de vos attentes ! L’avenir est prometteur, n’ayez crainte. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à commenter et il nous fera plaisir de vous répondre. 

 

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 Pour une description du parcours professionnel de Pierre Gince, ARP : http://direction.qc.ca/firme/equipe/#pierre. 

 Pour une description du parcours professionnel d’Emmanuelle Rouillard-Moreau : http://direction.qc.ca/firme/equipe/#manu. 

140304-photo UNE du blogue

À quelques heures du scrutin, « Gagner la journée » vous dévoile son bilan médiatique de la campagne.

Vous trouverez dans notre bilan des détails complets sur les enjeux qui ont façonné les jours de la campagne 2014 ainsi que plusieurs données précises sur la couverture médiatique de chacun des partis.

 

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Pour télécharger le bilan complet de la campagne électorale : Bilan_campagne_Québec_2014 

 

Faits saillants : 

 

  • Le Parti québécois a gagné 8 journées et 3 fins de semaine
  • Le Parti libéral a gagné 7 journées et 1 fin de semaine
  • La Coalition avenir Québec a gagné 6 journées
  • Québec solidaire a gagné 1 journée
  • Le PQ et le PLQ ont fait match nul 2 journées

 

  • À partir du 1er débat, donc durant la seconde moitié de la campagne, le Parti québécois a gagné à deux occasions, soit la fin de semaine du 29-30 mars (jours 25 et 26) et le jour 30.

 

  • Si le Parti québécois a gagné autant de journées durant la première moitié de campagne, c’est en raison de la visibilité médiatique plus importante que le parti a obtenu par rapport aux trois autres partis (grâce à son statut de gouvernement sortant).

 

  • D’ailleurs, tout au long de la campagne, le PQ faisait l’objet de la première nouvelle dans 46 % des bulletins d’information, des unes des quotidiens et des sites Web que nous avons analysés.

 

  • En comparaison, Québec solidaire faisait l’objet de la première nouvelle dans 5 % des bulletins d’information, des unes des quotidiens et des sites Web que nous avons analysés. C’est Le Devoir qui a consacré davantage d’espace sur sa une à QS.

 

  • Durant la seconde moitié de campagne, la CAQ et le PLQ sont les partis qui ont gagné le plus de journées. La CAQ n’a gagné aucune journée avant le 1er débat (jour 16).

 

  • Le Parti libéral a surtout gagné des journées à la suite de sondages qui le positionnait en avance dans les intentions de vote.

 

  • Québec solidaire a gagné la journée du 2e débat (jour 23) alors que Françoise David avait dévoilé ses actifs et ses revenus. C’est la seule journée que Québec solidaire a gagné.

 

  • Québec solidaire a connu l’une de ses meilleures journées de campagne lors de l’annonce de la candidature de PKP. Le parti avait donné la réponse la plus mordante. Françoise David disait alors qu’elle refuserait une banquette à l’Assemblée nationale à côté de ce patron.

 

  • La Presse est le quotidien qui s’est le plus intéressé à Pierre Karl Péladeau sur sa une. À quatre reprises durant la campagne, l’ex-PDG de Québecor s’est retrouvé sur la première page du quotidien de la rue St-Jacques.

 

  • Au lendemain du 1er débat (Radio-Canada et Télé-Québec), le journal Métro Montréal est le seul quotidien à ne pas avoir affiché sur sa une la photo de groupe des 4 chefs. Le Métro a préféré une photo de Pauline Marois uniquement.

 

  • Le PQ a toujours dominé les parts de voix des 4 principaux partis politiques sur les médias sociaux.

 

  • Les pointes de discussions sur le PQ ont été enregistrées lors de l’annonce de la candidature de PKP,  lors des deux débats ainsi que lors de la diffusion du reportage d’Alain Gravel à propos de l’affaire Blanchet.

 

  • La Charte est l’enjeu qui a accumulé le plus de discussions sur les médias sociaux

 

Gagnerlajournée.com est un outil de mesure qui détermine à tous les jours, les performances du PQ, du PLQ, de la CAQ et de QS dans les principaux médias traditionnels et les sites web d’information du Québec, de même que sur Twitter et Facebook. Partenariat de DIRECTION Communications et de Substances stratégies. Principales sources : Cision, Cedrom-SNI et Radian6.

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À cause de la manifestation à Montréal, les élections ont été reléguées au second plan. Philippe Couillard a manifesté sa confiance aujourd’hui…

Sa ligne était : « Vous n’avez pas idée du nombre de personnes qui m’ont interpellé pour me dire qu’ils n’en peuvent plus. Tellement que je pense qu’ils ont commencé à mettre le bouton à off ». En se positionnement comme le prochain PM, le chef du PLQ s’est dit tout aussi dégoûté de la boue lancée durant cette campagne que l’ensemble des Québécois.

Certainement influencés par le sondage Ipsos/CTV, qui prévoit une victoire du PLQ, Pauline Marois et François Legault ont frappé sur le clou – l’économie – affirmant que le Québec risquait une décote si les libéraux sont élus.

L’appui de l’éditorialiste de La Presse, André Pratte, au PLQ a fait jaser sur Twitter.  

 

Chaque résultat représente une note sur 100 %. 

 

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Sans surprise, c’est l’exclusivité d’Alain Gravel qui a monopolisé l’attention des médias. Difficile journée pour le PQ…

Alors que la chef du PQ a parlé de vengeance politique de la part d’adversaires anonymes, les positions de ses adversaires ont varié. Philippe Couillard est parvenu à capsuler une courte réaction à ce sujet tout en gardant le cap sur son plan de match de la journée. 

François Legault a donné le bénéfice du doute au couple Marois-Blanchet. Quant au tandem de Québec solidaire, il s’est dit inquiet qu’encore plus de cynisme éloigne les électeurs des urnes.

Sur les médias sociaux, l’affaire Blanchet et le sondage commandé par The Gazette font jaser.

 

Chaque résultat représente une note sur 100 %. 

 

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Alors que le vote par anticipation a débuté, la Charte est revenue au coeur des préoccupations des trois principaux partis.

Pauline Marois a continué de poser des questions insistantes au chef du PLQ. Et Philipe Couillard a passé les deux derniers jours à dire qu’il ne répondrait plus aux questions de ses adversaires, sans toutefois parvenir à reprendre l’offensive du moins dans l’actualité.

Pour sa part, François Legault s’est dit motivé par sa performance au dernier débat, affirmant même que le vent était en train de tourner en faveur d’un gouvernement majoritaire de la CAQ. Optimisme, quand tu nous guides !

 

Chaque résultat représente une note sur 100 %. 

 

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