Marques

BANNIÈRE

Intégrer des influenceurs à une stratégie de relations de presse est devenu un automatisme.

Mais, comme c’est le cas lorsqu’il est question d’approcher les journalistes, les animateurs et les recherchistes dans les médias traditionnels, il y a du meilleur et du pire… D’un côté, on retrouve de véritables experts qui travaillent de façon professionnelle et, de l’autre, des gens qui ne rêvent qu’au vedettariat instantané et qui n’apportent aucune valeur ajoutée aux marques.

Entrevue avec Caroline Cormier, présidente de Plik.co

CORMIER

Q : Caroline, depuis quand t’intéresses-tu au marketing d’influence et pourquoi ?

R : C’est depuis 2010, alors que j’avais identifié un besoin. Déjà, à cette époque-là, on assistait à la montée en popularité des blogueurs et youtubeurs qui avaient toutes sortes de choses à dire. Des gestionnaires de marques ont commencé à me demander de les aider à mesurer leur influence; c’est ainsi qu’est né Plik.co.

Q : Ya-t-il un dénominateur commun entre ce qui se passait à cette époque-là et aujourd’hui ?

R : Oui, absolument. Même si 2010 est déjà très loin derrière nous, il y a une chose qui est demeurée la même aujourd’hui : c’est la raison d’être qui motive à écrire des blogues ou à créer des capsules web.

Je la résumerais en trois mots : créer, inspirer et consommer.

Il y a des gens qui sont adorables dans leur façon de nous partager leur passion pour l’automobile, les voyages, la bouffe ou une autre passion. C’est au cœur de leur vie, on le sent bien ! C’est ce qui les motive à créer du contenu de qualité dans le but d’inspirer les autres.

Et il y en a d’autres – dont le nombre est en montée fulgurante – qui ont perçu un filon pour devenir des gens connus et influents. Du moins, le croient-ils. Ils et elles sont souvent obsédés par la consommation.

LES INFLUENCEURS QUI PERCENT ET QUI VONT SURVIVRE AUX MODES SONT CEUX ET CELLES QUI ONT VRAIMENT DU CONTENU DE QUALITÉ À PARTAGER.

Q : En 2017, existe-t-il encore des blogueurs et youtubeurs qui communiquent, d’abord et avant tout, pour partager leur passion ?

R : Oh ! Oui ! Il y a encore – heureusement ! – beaucoup de gens qui créent du contenu avant de démontrer un but avoué de faire de l’argent. J’en découvre tous les jours. Leur motivation, c’est de créer et de partager du contenu pour informer et pour aider. On pourrait en regrouper une minorité dans l’économie de partage et une majorité qui rêve de vivre de leur passion dans les médias sociaux.

Q : As-tu des exemples de blogueurs qui sont de véritables professionnels ?

R : Je pense spontanément à Jean-Michel Dufaux, qui publie siegehublot.com. Sa motivation est claire : plus qu’un carnet voyage, c’est une destination en soi.

J’aime bien aussi Nathalie Côté, qui publie Économie & cie. Son site est très utile. On voit qu’elle prend place dans l’espace public grâce à une saine motivation.

Q : En as-tu contre ceux et celles qui monétisent leur contenu ?

R : Non, pas du tout. Mais je déplore que, trop souvent, des gens qui ont un contenu médiocre et une influence souvent insignifiante se positionnent comme de véritables influenceurs… alors qu’ils n’influencent pas grand monde !

Pourtant, ces gens rayonnent comme s’ils et elles avaient de l’influence, et il y a des marques qui se font avoir en tombant sous leur charme et en sortant leur chéquier…

Q : Tu dois bien avoir des exemples en tête ?

R : Évidemment ! Mais je vais laisser tes lecteurs les trouver. Sinon, il me fera plaisir de les appuyer.

Q : À travers tout ce qui se dit et s’écrit dans les médias sociaux, comment isoler les gens d’influence des autres ?

R : En se posant une question toute simple : apprend-on vraiment quelque chose en lisant ou en écoutant telle ou telle personne ?

Par exemple : je n’en reviens pas de voir à quel point, en 2017, des informations de base à propos des cosmétiques – et qui sont connues depuis la nuit des temps ! – nous sont servies avec une nouvelle sauce mielleuse comme s’il s’agissait d’une grande découverte…

LES GESTIONNAIRES DE MARQUES DOIVENT ÊTRE PRUDENTS DANS LEURS ASSOCIATIONS À DES BLOGUEURS ET DES YOUTUBEURS: PARTAGENT-ILS LES MÊMES VALEURS, UNE MÊME ÉTHIQUE?

Q : Peux-tu nous parler de Plik.co et de sa valeur ajoutée auprès des gestionnaires de marques ?

R : Plik.co est une entreprise dont la raison d’être consiste à trouver et à analyser les influenceurs et les youtubers qui pourront générer le plus d’interactions favorables pour les marques. Nous sommes « LE » répertoire des influenceurs numériques au Canada qui offre la possibilité de naviguer dans une base de données étendue de blogues, pages Facebook, chaînes YouTube et de baladodiffusions organisés par catégories et centres d’intérêts.

Nos clients sont à la fois des gestionnaires de marques dans les organisations et ceux et celles qui en sont responsables dans les agences de relations publiques et de publicité.

Le principe est le même que lorsqu’il est question d’établir des stratégies de relations de presse dans les médias traditionnels : accorde-t-on une entrevue exclusive à Paul Arcand ou à Tout le monde en parle, ou est-il préférable de créer un carnet d’entrevues dans différents médias dont l’auditoire et le lectorat seront moins importants – mais la somme de tout cela sera préférable ?

Q : Et la réponse est…

R : La réponse est différente d’une situation à l’autre.

À toutes les semaines, j’observe que des marques ont créé des partenariats avec des vedettes du web – certainement à fort coût. Avec nos outils d’analyse, je peux connaître leur influence véritable auprès du public visé et tout ce qui a été écrit ou dit à propos de tel ou tel produit.

DE PLUS EN PLUS, LES GESTIONNAIRES DE MARQUES PRIVILÉGIENT L’ENGAGEMENT PLUTÔT QUE LE VEDETTARIAT.

Sauf exceptions, les résultats sont bien loin de ce que des lancements de produits ou de services, ou le cheminement d’idées, auraient dû apporter comme rayonnement aux marques. Heureusement, il y a de plus en plus de gestionnaires qui privilégient l’engagement plutôt que le vedettariat.

Q : Concrètement, comment appuies-tu les gestionnaires de marques ?

R : De trois façons en particulier.

D’une part, je recommande les blogueurs et youtubeurs qui, aujourd’hui, sont les mieux placés pour faire valoir une marque et les messages clés qui ont été identifiés par ses gestionnaires. Attention : ce ne sont pas nécessairement les vedettes les plus connues… mais ceux et celles qui pourraient procurer le meilleur rapport qualité-prix et qui semblent partager les mêmes valeurs, un même sens de l’éthique.

D’autre part, je leur fais connaître les vedettes montantes, soit ceux et celles qui ne sont pas encore très connus mais qui ont un lien naturel avec les attributs de la marque.

Aussi – et on le fait de plus en plus – nous analysons à la fois la marque de notre entreprise cliente et aussi ses concurrents, afin de déceler les meilleures pratiques et… des failles !

Q : En terminant : pourquoi les gestionnaires de marques font-ils affaire avec Plik.co alors qu’ils ont accès à beaucoup d’outils à peu de frais ou même gratuits ?

R : À la fois pour notre banque de données qui est unique, notre expertise et notre recul. Nos clients réalisent rapidement qu’ils sont gagnants à confier des mandats à des spécialistes à l’externe, notamment parce qu’ils économisent du temps précieux et que nos innombrables données sont mise à jour quotidiennement.

Source : Kaz Korval, Flickr

Il y a quelques mois, le multimillionnaire Donald Trump est entré dans la course à la Maison blanche comme un éléphant le ferait dans une boutique de bibelots.

Mais, plutôt que d’en avoir été expulsé manu militari, une majorité d’Américains d’allégeance républicaine applaudissent ce que les démocrates et beaucoup de médias considèrent comme des frasques… et en redemandent !

Jusqu’à maintenant, ce qui fait le succès de Donald Trump dans les médias traditionnels et sociaux, ce n’est certainement pas la profondeur de ses analyses  sur les Mexicains, les femmes, les journalistes, Barack Obama et la classe politique de Washington…  Mais bien la façon dont il s’en prend à ses cibles multiples !

Nous pouvons bien rager, mais…

Trump est un excellent communicateur.

À l’ère de la clip, c’est  incontournable !

 

Si j’étais le conseiller en relations publiques de Donald Trump…

Comme citoyen, je ne peux imaginer Donald Trump être sacré Commander in Chief – et avoir la possibilité de déclencher une guerre nucléaire.

À titre de consultant,

je n’accepterais pas un client qui a

la moitié du centième du quart

des défauts de Donald Trump.

Mais… je lui recommanderais tout de même

de suivre sa recette à succès !

Voici ce que ce candidat à la présidence des États-Unis réussit très bien :

 

Trump est authentique (ou plutôt joue cette carte…)

Alors que le cynisme envers les politiciens découle notamment de leur « langue de bois », Trump dit ce qu’il pense. Tout ce qu’il pense, sans filtre !

Comme les lutteurs qui tentent de nous faire croire que la lutte n’est pas arrangée, l’homme au teint bizarrement orangé séduit un large public qui veut croire en ses sottises !

 

Trump s’assume

Il est très riche et il le répète à tous les jours à un public qui l’envie. Il a l’air d’un personnage de bande dessinée, est bedonnant et manque de fini. Il sème facilement la controverse, est narcissique et se prend pour un jeune au corps d’Adonis.

Qu’à cela ne tienne, il offre ses services en toute connaissance de cause.

 

Source : Russell Cheyne/Reuters
Source : Russell Cheyne/Reuters

Trump est une marque

Son nom brille depuis longtemps sur des hôtels prestigieux à travers le pays et se retrouve sur des matelas très en vogue aux États-Unis. Et il était déjà une vedette people avant de devenir l’animateur d’une émission télévisée très populaire.

« Trump », c’est une marque

à l’ADN bien défini :

opulence, capitalisme,

entrepreneurship, flashes et succès

(malgré quatre faillites !)

Mais, contrairement à la politicienne de carrière archi-connue Hilary Clinton, Donald Trump est un véritable « produit » qui a été conçu comme une marque.

 

Trump aime son public (et son public l’aime !)

Tout comme La Poune (la regrettée comédienne Rose Ouellet), Donald Trump aime son public… et son public l’aime !

Homme de chiffres, il est un redoutable calculateur, sachant très bien dans quels segments précis de marchés ses gains seront plus importants que les dommages collatéraux qu’il fera…

Par exemple : des groupes témoins lui ont sans aucun doute appris qu’il gagne des adeptes à chaque fois qu’il s’en prend à la classe politique, et que sa clientèle admire son charisme et… ses comptes de banque !

 

Trump affronte les tempêtes

Contrairement à bon nombre de politiciens qui fuient les controverses, il les affronte avec cran… et notamment celles qu’il provoque lui-même !

Alors que la grande majorité des personnalités publiques préfèrent jouer le profil bas – quitte à avoir l’air ennuyant et peu stimulant envers leurs clientèles – Donald Trump fait flèche de tout bois ! Ce que bien des leaders se contentent de penser, lui, le dit avec fermeté, sous sa casquette !

 

Trump définit ses adversaires

En attaquant ses adversaires dans la course à la présidence et tous ceux et celles qui ne font pas son affaire sur son chemin (certains groupes de pression, des humoristes qui font de lui leur tête de turc, etc.), Trump définit ses adversaires… qui sentent le besoin de répliquer.

Ils les placent donc, les uns après les autres, sur la défensive… non sans les avoir ridiculisés au passage ! Ainsi, il a eu le culot d’aller tenir une réunion partisane en Floride – dans le fief de son adversaire Jeb Bush – au même moment que ce dernier

Force est d’admettre que Donald Trump utilise parfaitement la recette du communicateur qui veut faire parler de lui : il reste sur son message – bien qu’il soit grossier et provocateur – et marque l’imaginaire des troupes républicaines.

 

Reste à voir si cette formule qui lui sied si bien jusqu’à présent saura fonctionner pour encore un an de campagne.

 

 

Avec la collaboration de Youssef Amane.

 

Martin Winterkorn, PDG chez Volkswagen. 
Source : http://images.indianexpress.com/

En quelques heures seulement, une composante essentielle aux succès de Volkswagen vient de se détacher du moteur : la crédibilité.

Tombée alors que le bolide filait à vive allure, elle fut retrouvée en pièces détachées au beau milieu de la route. Il s’agit d’une perte totale.

Les clients et fans de la marque VW auraient sans doute accepté les excuses du président s’il avait été honnête dans la gestion. Mais ce n’est pas le cas : il a plutôt délibérément menti… en espérant ne jamais se faire pincer !

 

Vie personnelle et marque

Il existe un dénominateur commun entre notre vie personnelle et celle d’une marque : dès que l’on raconte un mensonge ou que l’on cache la vérité – comme vient de le faire Volkswagen – le doute s’installe.

Par exemple : lorsque le président de cette marque phare s’excuse pour avoir triché 11 millions de fois, on peut se demander si ce n’est pas plutôt 15, 20, 30 millions ou plus de voitures qui ont été trafiquées…

 

Volkswagen vient de recevoir

deux énormes coups de massue :

l’un à la Bourse, l’autre

au tribunal de l’opinion publique.

 

Dans les deux cas, les porteurs d’actions et les fidèles d’une marque sont généralement très rancuniers. Aujourd’hui, Toyota souffre encore de crises survenues dans le passé…

 

Prévisible comme… un lever de soleil !

Lorsqu’une entreprise s’embourbe dans ses mensonges, la démission du président ne change rien : le mal est fait.

Ce qui est aberrant dans ce cas-ci, c’est que cette crise de réputation était aussi prévisible qu’un lever de soleil le lendemain matin.

En effet, dans une gigantesque chaîne de production où beaucoup de gens étaient au courant du subterfuge, comment des dirigeants complices ont vraiment pu croire que cette fraude envers les consommateurs demeurerait secrète ?

 

Les concurrents seront silencieux

Il ne faut pas s’attendre à ce que les concurrents se réjouissent du malheur qui vient de frapper Volkswagen. Parce qu’eux aussi vivent sous un plafond de verre.

Aujourd’hui, aucun dirigeant d’entreprise, dans quelque domaine que ce soit, ne peut affirmer qu’aucun de ses employés n’a pas déjà pris une décision qui pourrait lui sauter au visage…

 

Et maintenant…

S’il avait été le président de VW, et pensant à sa crédibilité disparue, Gilbert Bécaud chanterait certainement ceci :

« Et maintenant, que vais-je faire
De tout ce temps que sera ma vie.
De tous ces gens qui m’indiffèrent
Maintenant que tu es partie… » 

Je crois que la direction de Volkswagen devrait maintenant miser sur un élément-clé au cours des prochains mois : la crédibilité de son réseau de points de vente.

 

Les franchisés et leurs employés sont « tatoués VW ».

Il ne faut pas leur demander de défendre l’indéfendable…

Mais, plutôt qu’ils répètent un fait aux clients :

jamais, la sécurité des véhicules n’a été mise en cause.

carey-price
À l’ère où les marques, les organisations et les personnalités accordent une importance grandissante à leur image, il est important de démêler ce qui est souvent confondu : la réputation, la crédibilité, le charisme et le capital de sympathie.
Aujourd’hui, je souhaite attirer votre attention sur le capital de sympathie, ainsi défini dans le Vocabulaire des relations publiques de la Faculté de l’Éducation permanente de l’Université de Montréal :

« un sentiment d’appréciation partagé par les membres d’une communauté donnée (employés d’une organisation, citoyens d’une ville, etc.) qui résulte des efforts soutenus et à long terme d’une organisation pour bâtir et entretenir des relations de confiance avec ses publics internes et externes. Ce sentiment d’appréciation – voire de complicité – peut aider une organisation à mieux manœuvrer face à ses concurrents et à traverser des périodes difficiles et même des crises. »

J’ajoute à cette définition que le capital de sympathie s’applique tout autant aux marques des organisations qu’aux personnalités.

Puisque le terme « capital de sympathie » est souvent confondu avec « crédibilité », « réputation » et « charisme », voici une façon simple de les distinguer à partir du point de vue des publics :

  • capital de sympathie : « J’aime (j’apprécie) cette organisation, cette personnalité »
  • réputation : « J’admire (j’estime) cette organisation, cette personnalité »
  • crédibilité : « J’ai confiance en (je crois) cette organisation, cette personnalité
  • charisme : « Je suis impressionné par le pouvoir de séduction de cette personne » (qui, souvent, ne recherche pas cet effet. Rappelons-nous Jean Béliveau)

La stabilité est recherchée, pas les montagnes russes…

Carey Price, Philippe Couillard, Apple et SNC-Lavalin, sans oublier Joël Legendre, Céline Dion et Gaétan Barrette : l’actualité nous entretient toujours simultanément de quelques dizaines de personnalités, d’organisations et de marques envers lesquelles nous avons une ou… quelques opinions. Plus ou moins favorables. Et elles fluctuent, souvent assez rapidement.

C’est la somme des impacts plus ou moins favorables qui constitue le capital de sympathie.

Un capital de sympathie, c’est comme des actions à la bourse : les mouvements aussi rapides que spectaculaires sont fréquents!

Au Québec, le plus récent exemple de cette fluctuation a pour nom Joël Legendre. Très populaire auprès de son public et donnant l’impression que tout lui réussissait, il est tombé aussi rapidement que d’un précipice…

Dans un tout autre registre, il y a le Cardinal Jean-Claude Turcotte qui, apprenions-nous il y a quelques jours, est en phase terminale.

Pour beaucoup de Montréalais de plus de 50 ans, Jean-Claude Turcotte aura été « leur » Cardinal. Longtemps Archevêque de Montréal, ce colosse doté d’une voix qui porte démontrait une grande sensibilité aux gens, et en particulier aux pauvres. Il avait aussi un sourire espiègle qui en a fait une personnalité très attachante que les médias s’arrachaient !

D’ailleurs, depuis son retrait de la vie publique, qui pourrait nommer son successeur ?

Malheureusement, je ne suis pas parvenu à retrouver une magnifique photo de lui qui fut publiée il y a quelques années dans Le Devoir : on le voyait portant son col romain et un veston noir ouvert. En dessous, il portait… un chandail du Canadien !

Un capital de sympathie, « qu’ossa donne » ?

Pour paraphraser le célèbre humoriste Yvon Deschamps à propos des « unions » (les syndicats) : un capital de sympathie, « qu’ossa donne » ?

Carey Price est un jeune homme authentique qui est passé très rapidement de son petit village à la vie trépidante de Montréal. Une grande adaptation s’imposait, lui qui a dû apprendre à aller à l’épicerie sans se sentir envahi par ses fans !

Carey Price assume maintenant son statut de personnalité publique dans le marché fou du hockey !

Le numéro 31 est à la fois un athlète exceptionnel et un citoyen engagé dans sa communauté. Fréquemment, on le voit se faire bombarder de rondelles que lui lancent des enfants qui vivent des situations difficiles, et ce, avec bonhommie.

C’est arrivé il y a encore quelques jours, en appui au Club des petits déjeuners et avec la collaboration de la Fondation Air-Canada…

La question se pose : pourquoi Carey Price et plusieurs de ses coéquipiers se rendent disponibles auprès de leur public ?

Voici une réponse toute simple… et candide : parce qu’un capital de sympathie, c’est le côté gratifiant qu’un compte de banque bien garni ne peut pas combler !

tim-hortons-vancouver
Selon un reportage de Radio-Canada, vendredi dernier, vers 10 h 30, la vie suivait son cours au Tim Hortons de la rue Robson à Vancouver.
Mais à l’extérieur, la présence de deux sans-abris dérangea un employé qui a voulu faire maison nette…

Il a tout d’abord déversé un seau d’eau vers un premier itinérant endormi ; la couverture et le chien de l’homme ont été détrempés. Puis, l’employé de Tim Hortons a versé de l’eau vers le deuxième itinérant qui se trouvait de l’autre côté de la porte d’entrée de son établissement.

Selon l’un des témoins : « Après le départ des deux sans-abri, l’employé a balayé devant l’entrée et ramassé les gobelets, le carton et les sacs de plastique abandonnés par les deux itinérants. »

Il y avait deux possibilités pour que cette histoire soit rendue publique :

  • la moins probable aurait été qu’un journaliste soit sur place
  • la plus vraisemblable en 2015 – et c’est ce qui est survenu – découle de témoins qui ont rapidement diffusé la nouvelle sur Facebook et Twitter, en plus de lancer un appel au boycott.

Au Québec, c’est grâce au spécialiste des médias sociaux Dominic Arpin que cette nouvelle a été diffusée, hier.

Question : qu’est-ce que le franchisé et le franchiseur devaient faire ?

Réponse : une démarche en six étapes est nécessaire

Plusieurs étapes étaient essentielles. Les voici, dans un ordre précis :

1) Connaître les faits et tenter de calmer le jeu

Le franchiseur de Tim Hortons en Colombie-Britannique est rapidement intervenu pour demander aux premières personnes qui ont commenté et lancé le boycott de communiquer avec son équipe (la réponse semble toutefois avoir tardé…).

Voilà une démonstration éloquente de la raison d’être d’une veille sur les médias et réseaux sociaux ! Cela a permis de connaître rapidement la première version extérieure et de calmer le jeu.

2) Connaître l’autre côté de la médaille

Le franchiseur devait évidemment connaître le point de vue de son franchisé : était-il au courant de la situation ? Était-il sur place ? Qu’a-t-il fait ?

Sans doute dépassé par les événements, le franchisé a certainement apprécié que des experts chez son franchiseur aient pris les choses en main – puisque ce n’était pas que la réputation de son point de vente qui était en jeu, mais l’ensemble de la bannière.

3) Ne pas chercher à défendre l’indéfendable

Au « tribunal de l’opinion publique », il y a des situations qu’il ne vaut mieux ne pas tenter de défendre ; maltraiter des sans-abris fait partie de la liste.

Dans de telles situations, les gestionnaires d’une marque doivent rapidement faire leur deuil d’une belle journée en vue…et intervenir avec sincérité afin que la crise soit la moins pire possible et dure le moins longtemps possible.

4) Présenter rapidement des excuses sincères

Rapidement, dans un courriel envoyé à la CBC par la gérante des communications nationales de l’entreprise, Michelle Robichaud, Tim Hortons a qualifié l’acte de « regrettable », notant qu’il avait eu lieu dans un moment de frustration et « ne reflétait pas notre marque et les valeurs des propriétaires de nos magasins ».

« Au nom de Tim Hortons, nous faisons nos excuses sincères. Ce propriétaire s’est personnellement engagé à s’excuser auprès de l’individu et à lui faire amende honorable. Il fera également un don au refuge pour sans-abri Belkin House de Vancouver », a-t-elle ajouté.

5) Circonscrire la situation auprès des médias qui ont parlé de l’événement

Il est inutile d’utiliser une liste de presse qui couvre l’ensemble des médias d’une ville pour présenter ses excuses ; il est préférable de circonscrire les dommages, et ce, uniquement auprès des médias qui ont parlé de l’événement

Dans ce cas-ci, il est possible de croire que la porte-parole de Tim Hortons s’en soit tenue à Radio-Canada/CBC et aux rares autres médias traditionnels et sociaux qui ont fait état de la nouvelle.

6) Informer le réseau de ce qui est survenu… et tirer des leçons

Toute situation de crise génère des leçons à tirer.

Dans ce cas-ci, l’occasion est idéale pour rappeler aux gestionnaires de territoire du franchiseur – ceux et celles qui ont la responsabilité du respect des normes de pratique chez les franchisés – qu’une foule de petits gestes sont acceptables et… qu’un grand nombre ne l’est pas. Et que le jugement est de rigueur !

Vouloir avoir le terrain le plus propre, c’est une chose ; maltraiter des sans-abris en est une autre…

Dans toute cette histoire, il ne semble pas que la réputation globale de Tim Hortons ait trop souffert de l’erreur de jugement de l’un des employés. Pas de brûlures au troisième degré !

Qu’en pensez-vous?

150111 Commerce de détail
Source : www.ceebusinessportal.eu

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques jours, j’ai participé, à New-York, à la 104e édition du très impressionnant Retail’s Big Show .

 

À l’initiative de l’un de nos clients – le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD)  – plusieurs dizaines de détaillants et de fournisseurs québécois ont pris part à cette mission commerciale, à la recherche de différentes solutions, idées, possibilités d’acquisition, etc.

 

Si un grand nombre de détaillants de tous les secteurs et de tailles différentes ont pris beaucoup de temps – trop, selon les experts – à s’approprier les technologies, ils sont souvent encore peu ouverts à s’appuyer sur les relations publiques – pour les bonnes raisons !

 

En effet, rares sont les gestionnaires de marques de commerce de détail qui font appel – avec créativité et succès – à la fonction stratégique des relations publiques, et ce, de façon proactive.

 

Pourquoi devraient-ils le faire ? La réponse est simple :

 

Les relations publiques contribuent à

renforcer le sentiment d’appartenance

à une marque.

Les stratégies et actions visent à

rejoindre les consommateurs et, surtout,

à toucher les citoyens.

 

Bien sûr, tous les détaillants n’ont pas les moyens financiers gigantesques de McDonald’s, Apple ou de Victoria Secret, qui réussissent à obtenir continuellement de la couverture de presse positive.

 

Mais il est prouvé que les dollars ne donnent pas de jugement à tous les gestionnaires de marque et à tous leurs employés…

 

Ainsi, l’automne dernier, une importante marque aux États-Unis, Macy’s a dû verser 650 000 $ dans un dossier de profilage racial.

 

Pour sa part, Urban Outfitters accumule les erreurs de gestion qui ont un impact direct sur la réputation de sa marque :

 

Évidemment, la montée exponentielle des réseaux sociaux a aussi engendré son lot de controverses, ce qui pousse les entreprises à faire souvent amende honorable. Ainsi, Home Depot a déjà dû s’excuser pour des tweets racistes .

 

Pendant ce temps, au Québec…

 

Dans la vaste industrie du commerce de détail, rares sont les entreprises québécoises qui misent sur les relations publiques pour se démarquer. Il faut vraiment chercher les exemples…

 

  • Il y a déjà 10 ans, soit en mai 2005, St-Hubert a fait les manchettes en choisissant d’offrir un environnement sans fumée dans tous ses restaurants, et ce, un an avant l’entrée en vigueur de la loi ;

 

  • La marque Lolë  organise depuis plusieurs années à Montréal, le White Tour– un rassemblement de yoga très original qui assure un excellent rayonnement à la marque ;

 

 [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=bndCVVL4OxA[/youtube]

 

 

Quoi faire ?

 

Ce qui est aberrant,

c’est que beaucoup d’entreprises se retrouvent

dans l’obligation de « dépenser » en relations publiques,

après coup, afin de tenter de défendre l’indéfendable…

 

Si elles prenaient plutôt de meilleures décisions de gestion et s’ouvraient devant le potentiel de rayonnement que procure la fonction stratégique des relations publiques, elles pourraient plutôt « investir »… et obtenir un retour sur investissement !

 

Voici quelques exemples de ce que les détaillants peuvent faire afin de rayonner leur marque :

  • susciter des retombées de presse dans les médias nationaux (avec une nouvelle ou une prise de position sur un enjeu rassembleur) ;

 

  • susciter des retombées de presse dans les médias locaux (avec une activité locale ou la personnalisation d’une nouvelle de portée nationale) ;

 

  • susciter des retombées de presse dans les médias de l’industrie (afin de se positionner comme un leader) ;

 

  • rencontrer des décideurs et des influenceurs afin de faire valoir des points de vue (attention : dans certains cas, il faut déclarer les démarches auprès du Commissaire au lobbyisme ) ;

 

  • faire valoir des points de vue sur des tribunes ciblées (auprès de groupes dans la communauté, devant une chambre de commerce, auprès de la relève, dans l’industrie, etc.) ;

 

  • s’engager « pour vrai » dans une organisation sociétale qui a un lien direct avec l’ADN de la marque.

 

Évidemment, les gestionnaires de relations publiques

n’ont pas de recette magique…

La preuve ?

Target était une marque active en relations publiques !

 

 

Source : L'Actualité

Un jour, la journaliste Marie-Claude Ducas a demandé à son chef de pupitre :

«Quelle est la meilleure relation possible qu’un journaliste devrait avoir avec les relationnistes?»

Réponse sans équivoque de ce dernier :

«Aucune relation.»

Que faut-il retenir de cette situation ?

Selon moi : alors que les technologies influencent de plus en plus les communications, les relations qu’entretiennent chacune des professions envers l’autre demeurent complexes.

Marie-Claude a raconté cette anecdote le 8 octobre dernier, dans le cadre d’un petit-déjeuner organisé par CNW.

Trois représentants des médias, soit Steve Faguy (@fagstein) de The Gazette , Hélène Roulot-Ganzmann (@roulotganzmann), pigiste, et Marie-Claude Ducas (@mducas), chroniqueure au Journal de Montréal, nous ont expliqué la réalité des journalistes en 2014. C’est Nadège Broustau (@nbroustau), professeure au département de communication sociale et publique de l’UQÀM, qui animait ce panel.

Deux professions en transformation

Une fois de plus, les journalistes présents ont regardé dans leur boule de cristal afin de voir s’il y avait un avenir pour les communiqués de presse et les conférences de presse.

Sans surprise, personne n’a pu garantir à ces deux façons de faire très traditionnelles – point de contact entre les deux professions, jour après jour depuis des décennies – un avenir assuré ou… un enterrement de première classe !

Communiqués de presse et conférences de presse : avenir assuré ou… enterrement?

Ce qui est très évident, c’est que le domaine des communications vit lui aussi des transformations aussi importantes que celui du journalisme.

Parmi les plus importants changements, j’observe ceux-ci :

  • les consommateurs d’informations deviennent eux-mêmes des diffuseurs. Relayer des nouvelles venant des médias traditionnels et sociaux est un jeu d’enfant !
  • les organisations créent elles-mêmes leur contenu et le diffusent, sans avoir toujours besoin des médias. À titre d’exemples : le Club de hockey Canadien  alimente sa propre plateforme de diffusion à l’intention de ses fans et DIRECTION Communications stratégiques a créé le blogue le plus lu au Québec portant sur les relations publiques.

Au-delà des technologies… l’humain

Même si toutes sortes d’outils technologiques nous permettent d’avoir accès à un maximum d’informations en temps réel, il demeure que c’est avec des humains que les communicateurs font affaire. C’est une « vraie personne » qui décidera si notre sujet mérite de faire l’objet d’un article dans le journal du lendemain…

La relation entre les journalistes et les communicateurs est depuis très longtemps un sujet tendu… Cela est bien clair dans le texte Frères ennemis, publié par Stéphane Baillargeon dans Le Devoir, le 4 octobre dernier.

Changement et contraintes

En conclusion : les relations entre les journalistes et les communicateurs pourraient-elles s’améliorer ?

Bien sûr que oui, mais… à condition qu’il y ait de la bonne volonté, de part et d’autre.

Les journalistes et les communicateurs doivent absolument s’ouvrir au changement et connaître les contraintes de l’autre.

Voici quatre trucs que j’ai appris depuis mon arrivée sur le marché du travail, et que les communicateurs de tout âge devraient avoir en tête avant d’entreprendre une démarche auprès d’un journaliste :

  • connaissez la réalité du média auquel vous vous adressez;
  • lisez les journalistes avec lesquels vous désirez communiquer;
  • ciblez les journalistes qui couvrent votre sujet;
  • soyez disponible et prêt à réagir rapidement.

Même si les technologies accélèrent nos façons de communiquer, c’est la façon dont vous allez présenter votre sujet qui est importante.

Nous n’avons généralement que quelques secondes pour transmettre notre demande de couverture de presse, que ce soit verbalement ou par écrit. Quelques secondes, c’est le temps de parcourir un seul étage en ascenseur : il faut être très clair et aller droit au but !

Encore en 2014, une certitude demeure : vous n’avez aucune garantie que votre sujet intéressera un journaliste… Cela contribue à rendre le travail des communicateurs à la fois complexe et rempli de défis stimulants !

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Source : Journal de Québec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Céline et René, Apple, l’Abbé Raymond Gravel, Kent Nagano, McDonald’s, Yves Bolduc, SNC-Lavalin et, bien sûr, les policiers : l’actualité met toujours à l’avant-plan des personnalités, des organisations et des marques envers lesquelles nous avons une ou… quelques opinions. Plus ou moins favorables. Et elles fluctuent, souvent assez rapidement.

Par un raccourci, on peut parler « d’image ». Mais en fait, il s’agit plutôt de la combinaison de trois éléments : le capital de sympathie, la crédibilité et la réputation.

Selon le  Vocabulaire des relations publiques  de la Faculté de l’Éducation permanente de l’Université de Montréal, la réputation est :

« Un actif intangible alimenté principalement par la perception qu’ont les publics cibles du comportement d’une organisation. La gestion de la réputation est le processus par lequel une organisation prend des décisions d’affaires et de communication afin de promouvoir la mission et les valeurs d’une organisation ».

Le terme « réputation » est souvent confondu avec « crédibilité » et « capital de sympathie ».

Voici comment les distinguer :

  • réputation : « J’admire (j’estime) cette organisation, cette personnalité, cette marque »

  • crédibilité : « J’ai confiance en cette organisation, cette personnalité, cette marque »

  • capital de sympathie : « J’aime (j’apprécie) cette organisation, cette personnalité, cette marque »

Mais peu importe qu’il s’agisse de réputation, de capital de sympathie ou de crédibilité, j’ajoute ceci :

 

Les marques et les personnalités

–       tout comme les organisations –

peuvent être, à la fois, très appréciées

et… condamnées (sans jugement)

au tribunal de l’opinion publique !

 

Posons la question à l’envers : existe-t-il des gens qui, dans notre société, ne ressentent pas le moindre besoin d’être aimé ? D’être admiré ? D’être crédible ?

 

Il en est de même des organisations, des personnalités publiques et des marques : chacune d’elles doit construire son image publique. Une brique à la fois. Sur de solides fondations (les valeurs) et en respectant fidèlement des plans réalistes et réfléchis.

 

Et leurs gestionnaires doivent continuellement être vigilants parce que ça ne prend pas grand-chose pour qu’une réputation ne s’effrite…

 

Céline et René : une saine obsession !

 

Source: Le Soleil
Source: Le Soleil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours des derniers jours, le couple Céline Dion-René Angélil a fait la manchette, aux quatre coins du globe, à la suite d’une double nouvelle : les activités artistiques de la star sont suspendues pour une période indéterminée parce que la femme/épouse a choisi de prioriser son époux malade et ses enfants.

Il s’agit de la plus récente manchette touchant le couple et ce ne sera pas la dernière : tôt ou tard, l’artiste foulera à nouveau les scènes et lancera de nouveaux albums, les médias trouveront assurément des choses à dire à propos des enfants et des résidences de Céline, etc.

Mais s’il y a un fait aussi solide que le talent indéniable de Céline Dion, c’est le souci – j’ose dire la  saine obsession – que le couple Dion-Angélil a toujours eu envers son capital de sympathie, sa crédibilité et sa réputation.

D’où cela vient ? Du flair exceptionnel de M. Angélil, bien sûr, et aussi des communicateurs de talent de qui il s’est entouré.

 

Tout comme la « marque Coca-Cola »,

la « marque Céline Dion »

a toujours été gérée

avec un très grand professionnalisme.

 

Quand les policiers se tirent (volontairement) dans le pied…

Source: Le Devoir
Source: Le Devoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que les médias ont salué unanimement la récente décision et la stratégie du couple Dion-Angélil – même si les curieux auraient aimé connaître les détails de l’état de santé de l’imprésario – les moyens de pression exercés par les policiers municipaux au Québec ont eu l’effet contraire sur leur réputation.

S’il est un métier qui devrait être en tête de liste du respect et de l’appréciation de la population, c’est bien celui des policiers. Or, c’est à croire que leurs moyens de pression des dernières semaines – boue et autocollants sur leurs véhicules de travail, pantalons colorés, etc. – s’enchaînent dans le seul but de discréditer leur statut dans la société et, conséquemment, de braquer la population contre eux…

 

Bien qu’intangible, la plus grande valeur

que possèdent les corps policiers,

ce n’est pas leurs quartiers généraux,

les auto-patrouilles et les uniformes :

ce sont leurs ressources humaines et

l’image publique qu’elles construisent

et entretiennent. Ou abîment.

 

Le premier élément à considérer dans une négociation, c’est l’empathie démontrée envers l’autre partie – dans ce cas-ci, les contribuables, majoritairement sans régime de retraite.

Or, les porte-parole syndicaux des policiers semblent considérer le grand public, non pas comme « l’autre partie », mais plutôt comme « la partie adverse ». Grave erreur de communication…

Mais qui donc conseille les dirigeants des syndicats des policiers à propos de… leur réputation ?

 

Mesurer la réputation

Trop longtemps, la profession des relations publiques a été associée à de l’intangible, à des actions non mesurables. Heureusement, cette époque est révolue.

Par exemple : notre outil mesure-d  permet à nos clients de faire mesurer, en toute impartialité, leurs meilleurs coups dans les médias. Certains font aussi mesurer une couverture de presse décevante.

Ainsi : en connaissant le gain de réputation et le déficit de réputation découlant d’une couverture de presse, nos clients sont en mesure d’apprécier le fruit de leurs stratégies, et de corriger le tir la prochaine fois. En s’appuyant sur une évaluation en dollars.

Bien qu’il ne s’agisse pas de nos clients, voici deux exemples :

Déficit de réputation de – 36 150 $ pour les policiers 

  • Céline Dion s’éclipse : les problèmes de santé de Céline Dion et de son mari René Angélil les obligent à se retirer du show business pour une période indéterminée. La couverture de presse est empathique partout, notamment en ouverture de la section Arts de La Presse +.

Gain de réputation de 11 545 $ pour le couple Dion-Angélil

La réputation du couple Dion-Angélil est toujours assurée pour l’instant. Tandis que le conflit des policiers vient de commencer, reste à voir si ces derniers réussiront à redorer leur 
image !

Qu’en pensez-vous ?

 

Source : wpmedia.o.canada.com
Source : Wpmedia.o.canada.com

 

Les relations publiques, c’est une profession qui n’est pas toujours bien comprise – et notamment parce que les limites entre les relations publiques, le marketing et la publicité sont de moins en moins définies et pas suffisamment expliquées.

 

« Les relations publiques consistent en

la gestion des relations entre

une organisation et ses divers publics

par l’entremise de la communication,

afin d’atteindre une compréhension mutuelle,

d’atteindre les objectifs organisationnels et

de servir l’intérêt public ».

 

Mais encore aujourd’hui, les journalistes se font souvent un malin plaisir à surnommer « opérations de relations publiques », les déclarations vides de sens ou carrément indéfendables, sans oublier les mises en scène de mauvais goût.

 

Prenons trois exemples : la récente visite du Prince Charles et de Camilla au Canada  , l’effet boomerang d’une opération de presse orchestrée par la chanteuse Anick Jean et une fausse bombe qui vient d’exploser au visage d’Ubisoft. 

 

Les sourires forcés du couple royal…

Nous venons d’assister à des mises en scène médiocres réunissant pourtant des gens remplis de bonne volonté pour accueillir des dignitaires – un peu comme le font des villages entiers lorsque l’équipe de La Petite séduction  arrive chez eux. Mais contrairement aux nombreuses émotions que suscitent Dany Turcotte et ses complices, on a plutôt eu droit à de multiples sourires forcés de la part du couple royal…

 

Et pour cause ! Même si son horaire avait été réglé au quart de tour et qu’il avait sans aucun doute été approuvé par son entourage, on peut imaginer l’inconfort du Prince Charles…

Source : calgaryherald.com
Source : calgaryherald.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En complet/cravate, il doit frapper de toutes ses forces avec un maillet rudimentaire…

 

Source : Winnipeg.ctvnews.ca
Source : Winnipeg.ctvnews.ca

 

Tiré à quatre épingles, il doit nourrir des animaux féroces…

 

Source : Huffintonpost.ca
Source : Huffintonpost.ca

 

 

 

 

 

 

 Le plaisir partagé à lancer des avions en papier est très évident…

 

Est-ce plus édifiant que les « fruits et légumes humains » qui l’accueillent dans des costumes de mauvaise qualité…

 

En 2014, dans un pays qui se targue d’être

synonyme d’innovation et de créativité,

c’est tout ce que l’on est parvenu à créer comme

événements très médiatisés à travers le Canada et à l’étranger ?

 

L’effet boomerang d’Anick Jean…

 

Si des actions de visibilité peuvent être aussi ennuyantes que peu efficaces, que dire des excès de créativité qui peuvent amener des journalistes à téléphoner aux policiers ou à… l’escouade anti-explosifs !

 

En janvier 2013, alors qu’elle s’apprêtait à lancer son album Schizophrène, la chanteuse Anick Jean a elle-même créé et réalisé un concept pour attirer l’attention : des envois anonymes (« teaser ») aux journalistes – dans lesquels des lettres de journal découpées et collées formaient les mots «Minable» et «Je n’arrêterai pas».

 

Une décision assumée totalement, et qu’elle a prise pour attirer l’attention des stations de radio en particulier. « Jamais personne n’en aurait parlé, sinon », déclarait alors la chanteuse.

 

Or, certains destinataires ont vraiment cru à ces lettres de menaces, dont le journaliste Sylvain Cormier, du Devoir, qui a alerté les policiers. D’autres, comme l’animateur Sylvain Ménard du 98,5, ont exigé des excuses, qui ne sont pas venues.

 

« C’est un coup de théâtre que j’ai fait. On fait des arts, je ne suis pas comptable », s’est défendue Anik Jean, qui soutenait que ces lettres n’avaient rien de menaçant.

 

… et les fausses bombes d’Ubisoft !

 

Source: Journaldugamer
Source: Journaldugamer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La semaine dernière, alors qu’elle voulait attirer l’attention sur son tout dernier jeu Watch Dogs, la multinationale Ubisoft a plutôt réussi… à déclencher la panique au centre-ville de Sydney, en Australie.

 

Voici ce qu’a écrit à ce sujet Thomas Mongin, assistant attaché à l’agence française Oxygen :

 

« On ne peut pas trop en vouloir à ce journaliste australien du site Ninemsn. Qu’est-ce que vous auriez fait si vous aviez reçu une boîte noire en métal suspecte affublée d’un digicode et accompagnée d’une lettre vous disant « d’écouter votre messagerie vocale » ?

 

Il y avait un code sur le haut de l’objet. Qu’auriez-vous fait si, après avoir tapé ce code, la boîte se mettait à émettre des bips franchement bizarres et que, de surcroît, la boîte refuse de s’ouvrir ?

 

La possibilité que ce soit un explosif vous aurait forcément traversé l’esprit, non ? Eh bien, en tout cas elle a traversé l’esprit de ce journaliste. Il a logiquement appelé la brigade de déminage qui a déplacé l’objet dans le sous-sol du bâtiment pour des raisons de sécurité.

 

Après avoir forcé ce petit coffre, la police y a trouvé une copie de Watch_Dogs, divers goodies et un petit message indiquant la date de levée d’embargo pour le test.

 

Hal Crawford, un des journalistes de Ninemsn, pense évidemment que l’équipe de relations presse est allée trop loin.

 

La ligne jaune a clairement été franchie dans ce qu’il est possible pour une entreprise de relations presse d’envoyer de manière anonyme à une rédaction. »

 

Ce qu’il faut retenir…

 

Peu importe l’activité de relations de presse qui est sous notre responsabilité, il faut savoir faire preuve d’une grande créativité. Mais…

 

Il faut savoir s’arrêter

– surtout durant les sessions de « remue-méninges »

les plus animées –

lorsque les signaux de dérapage scintillent !

 

Qu’en pensez-vous ?

 

Source : Elle.fr
Source : Elle.fr

 

Après avoir accueilli notamment Nicolas Sarkozy, Bill Clinton, George Bush et Hilary Clinton à sa tribune, imaginons un instant que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain aurait comme invité le pape François…

 

J’y rêve pour une raison bien simple : le style de gestion  imposé par l’argentin Jorge Mario Bergoglio, devenu pape de l’Église catholique le 13 mars 2013, est innovateur.

 

En fait, il surprend à la fois avec ses messages et ses actions. Et même s’il ne fait pas l’unanimité auprès des ultraconservateurs et des réformateurs – on trouve trop lent ou trop brusque – il faut lui reconnaître une véritable volonté de changer les choses.

 

Le pape François donne

de très intéressantes leçons de réussite

aux gestionnaires et aux communicateurs.

 

Retour sur la « recette à succès » qu’il serait passionnant d’écouter aux tribunes de gens d’affaires :

 

  • Imposer son style

À peine la fumée blanche de son élection sortait-elle de la cheminée du Vatican qu’il a donné le ton.

 

Habillé plus sobrement que ses prédécesseurs, il n’a pas béni la foule réunie, mais il a plutôt demandé à celle-ci de le faire envers lui !

 

Puis, il est allé lui-même acquitter une facture d’hébergement, a refusé le chauffeur qui était désormais à sa disposition et a décidé qu’il n’habiterait pas dans les appartements papaux du Vatican.

 

  • Miser sur l’authenticité

Jorge Mario Bergoglio démontre que ce n’est pas la fonction qui crée le personnage : il a plutôt adaptée celle-ci à sa propre personnalité – ce qui est certainement la raison pour laquelle il a été élu par ses pairs.

 

Grâce à son approche naturelle des fidèles, il jouissait déjà d’une grande popularité. Sur les réseaux sociaux et dans les médias (élu personnalité de l’année 2013 par le magazine Time), le pape François séduit parce qu’il est vrai. Tout simplement.

 

  • Implanter sa propre philosophie de gestion

La popularité du pape ne masque pas la raison pour laquelle il a été élu : réformer certains dossiers cruciaux tels l’organisation de la Curie et les finances du Vatican.

 

Comme tout patron qui reçoit

un mandat d’un conseil d’administration,

le pape François remplit le sien

selon ses propres valeurs et sa personnalité.

 

Or, il n’est sans doute écrit nulle part dans sa description de tâches qu’il doit prendre des gens dans ses bras, lors de ses nombreux bains de foule, ni qu’il doit aller à la rencontre des laissés pour compte. Il agit ainsi parce qu’il est… Jorge Mario Bergoglio. Et qu’il assume pleinement ses décisions.

 

  • Revoir la mission, la vision et les valeurs

Le pape François ne transformera pas radicalement l’Église catholique – une institution conservatrice s’il en est une.

 

Mais il a été choisi pour redresser l’Église – ce qu’il fait selon son propre style de gestion. Plusieurs observateurs disent que le pape François est un homme qui décide, un Pape dans l’action.

 

François est comme un chef d’entreprise

qui travaille en mode projet :

il a un objectif et si, à un moment,

il rencontre un problème,

il le résout tout de suite.

 

Puis, le plus important consiste à concrétiser les beaux grands principes qu’il défend – c’est l’ultime test de la crédibilité pour tout gestionnaire.

 

Si le pontificat de Jean-Paul II aura été celui de la visibilité grâce à ses voyages à travers le monde, celui de Benoît XVI a été celui de l’identité, de la pensée profonde de l’Église. Depuis plus d’un an, le pontificat de François est bien différent : il mise sur l’évangélisation pour donner l’Église à sa véritable mission.

 

  • Prendre le temps d’observer son entourage

Comme tout dirigeant de haut niveau, le pape a eu la latitude nécessaire pour choisir ses proches collaborateurs et procéder à d’innombrables nominations, tant aux quatre coins de la planète qu’au Vatican.

 

Ainsi : après avoir maintenu en poste, à titre provisoire, tout le «gouvernement» de la Curie, il a procédé à des confirmations, des mutations et des nominations. Et ce, à un rythme lent qui a mis sur le gril plus d’un prélat incertain de son avenir…

 

Par exemple : la confirmation de Mgr Marc Ouellet à la tête de la Congrégation pour les évêques n’est survenue que neuf mois après l’élection du pape.

 

 

  • Partager orientations et plan d’action en moins de 100 jours

Les médias des quatre coins du globe ont observé le nouveau pape au début du mandat de son gouvernement – n’oublions pas que le pape est le chef d’un État – en s’inspirant des 100 jours de Napoléon. 

 

Qu’il s’agisse du Vatican, d’une grande organisation

ou d’une PME : il est essentiel que les orientations

et le plan d’action soient écrits clairement,

partagés et endossés.

 

Première priorité du pape François : la réforme de la Curie. Passant de la parole à l’action, il a créé un conseil de cardinaux – appelé C8. Puis, il a revu par deux fois les pouvoirs de l’autorité de l’information financière (une structure d’audit créée en 2010 par Benoît XVI). Ensuite, il a chargé deux commissions d’étudier l’administration du Saint Siège et de contrôler la Banque du Vatican.

 

De plus, il n’a pas hésité à faire appel à des cabinets extérieurs d‘experts pour des audits internes sur l’administration, les finances et la communication.

 

  • Aborder les enjeux sensibles d’une nouvelle façon

 

La gestion des enjeux sensibles est sans contredit

l’un des éléments-clés qui démarque

les excellents gestionnaires… des autres.

 

Or, s’il est un endroit où les enjeux sensibles sont nombreux et complexes, c’est bien au Vatican.

 

De tout temps, les divorcés, les homosexuels et les pédophiles ont été mis de côté. Et que dire des femmes, qui réclament depuis toujours des responsabilités égales à celles des hommes ?

 

En décembre dernier, dans le but d’améliorer la protection des enfants, le pape François a instauré une commission d’experts contre la pédophilie.  Pour ce qui est des divorcés remariés, le « Vatican reformulé » en est à l’étape de la conversation.

 

Quant à l’homosexualité, le pape François démontre de l’ouverture, mais… sans changer la doctrine de l’Église : il condamne l’homosexualité mais il accueille les homosexuels.

 

Ceux et celles qui ont pris l’habitude de me lire ne seront pas surpris de constater que j’apprécie en particulier les messages clés de François !

 

  • Être à la fois cohérent et ouvert

Un pape – comme tout gestionnaire – doit savoir naviguer à travers toutes sortes de situations prévisibles et… imprévisibles.

 

Pour son prochain voyage en Terre Sainte, le pape François sera accompagné d’un rabbin et d’un musulman. C’est la première fois que la délégation du Saint-Père comprendra des représentants d’autres religions. Il s’agit d’un choix personnel du pape, qui est très ouvert au dialogue inter-religions.

 

Chose certaine : François n’hésite pas à

fraterniser avec la concurrence !

 

Par contre, lorsque la compagnie Harley Davidson a profité de son 110e anniversaire pour lui offrir une moto en cadeau, le pape François n’était plus dans sa zone de confort…

 

Rapidement, il annonça que la moto serait mise aux enchères pour ses bonnes œuvres. Estimée à 15 000€, elle fut vendue pour la coquette somme de… 241 500€. C’est évidemment la dédicace du Pape qui a fait la différence ! 

 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=2gKE4x3q0pQ[/youtube]

 

Et tant qu’à rêver…

 

J’adorerais écrire l’allocution du Pape François si, un jour, il s’amène à la tribune de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain !

 

Que pensez-vous du style de gestion du pape ?