Bill Gates et P.K. Subban : une même erreur

Quel est le dénominateur commun entre Bill Gates, Jacques Duchesneau et P.K. Subban ?

 

Il s’agit assurément de trois hommes brillants, charismatiques et experts dans leurs domaines respectifs : l’informatique et l’économie, les affaires policières et le hockey. Ils sont aussi des « Kid Kodak » supérieurs à la moyenne !

 

Tous trois ont déjà commis la même erreur : celle d’utiliser les médias afin d’obtenir un poste ou un privilège. Et tous trois ont échoué !

 

Bill Gates et le golf…

 

Bill Gates
Source: Microsoft.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors qu’il était devenu une personnalité plus qu’enviable sur l’échiquier économique, Bill Gates eut l’idée de mentionner à quelques journalistes qu’il serait « normal » qu’il soit accepté parmi les 300 membres du club de golf Augusta.

 

C’était mal connaître ce cénacle, qui a ses propres normes de fonctionnement… et qui ne s’en laisse pas imposer par un richissime homme d’affaires médiatisé ! Il faut en effet être invité à devenir membre au club Augusta. Et, à l’époque, personne n’avait encore invité le fondateur de Microsoft… Heureusement pour lui, il fut invité par la suite !

 

Jacques Duchesneau à la chasse !

 

Homme très médiatisé – puisqu’il sort de bonnes « clips » ! – Jacques Duchesneau  a parfois poussé le bouchon un peu trop. Ainsi, il n’a même pas été subtil lorsquil a fait connaitre, publiquement, son intérêt pour le poste d’Inspecteur général à Montréal.

 

De toute évidence, le maire Coderre n’apprécie pas qu’on lui lance ainsi des ballons par médias interposés…

Finalement, c’est Denis Gallant, le procureur de la commission Charbonneau, qui a eu le poste.

 

Les médias : une arme… à double tranchant

 

P.K. Subban
Source: Radio-Canada.ca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Très souvent, des gens puissants – assez puissants pour obtenir une tribune et y passer « LE » message souhaité au moment choisi – font l’erreur de prendre leurs rêves pour la réalité.

 

« Je me vois à la direction de telle ou telle organisation 

ou capitaine du Canadien ?

Pas de problème, je vais mousser ma candidature ! »

 

Imaginons la réaction des membres du conseil d’administration d’un club de golf ultra-guindé, d’un conseil des ministres, du maire de Montréal ou de tout gestionnaire sérieux qui doit étudier des candidatures…

 

Qui aime se faire imposer des candidatures, que ce soit directement ou indirectement – notamment les CV « qu’il faudrait vraiment considérer » même lorsqu’il y a un monde qui sépare la description et les profils ?

 

Qui veut démontrer – en choisissant telle ou telle personne – que sa recrue a eu raison de faire campagne sur la place publique ?

 

Qui aime se faire coincer dans un coin ?

Personne. Et surtout pas Marc Bergevin !

 

C’est ce qui m’amène au flamboyant P.K. Subban.

 

Une véritable usine à salive, Subban a confirmé – en disant qu’il aimerait être capitaine du CH – qu’il n’a ni le profil ni la maturité nécessaire pour prendre le flambeau des Richard, Béliveau, Damphousse, Carbonneau, Koivu et Gionta.

 

Je crois que P.K. aurait dû s’asseoir dans un coin tranquille, avec des conseillers, devant une feuille et un crayon – plutôt que d’écrire sur son cellulaire puisque ça l’aurait incité à twitter ! – et rédiger un message-clé RÉ-FLÉ-CHI. Et ce, dès l’annonce du départ de Brian Gionta.

 

Un message qu’il aurait dû répéter, répéter et répéter comme une obsession !

 

Plusieurs avenues s’offraient à lui ; en voici une :

« Il y a bien des façons d’influencer positivement mon équipe.

Le « C » sur le chandail du Canadien a une signification bien spéciale, mais c’est un élément parmi un ensemble pour que notre équipe soit synonyme d’excellence à tous les points de vue.

Je fais rayonner le CH de mon mieux, et j’ai bien hâte de taquiner mon coéquipier qui portera le « C » dans l’avenir ! ».

 

En d’autres termes, il aurait dû éviter de manifester tout intérêt envers le « C ». Et plutôt planifier un « stunt », comme par exemple verser un sceau de glace sur la tête du prochain capitaine… devant les médias !

 

Le titre de capitaine du Canadien, c’est un champ de mine…

Et Subban connaît suffisamment l’organisation pour le savoir.

 

Or, quelle a été sa stratégie : rester à l’écart en silence ?

 

Bien sûr que non : P.K. est allé sauter dans le champ de mine à pieds joints… et la bouche grande ouverte !

 

Sans s’en rendre compte, Subban a donné à Marc Bergevin et à Michel Therrien, « L’Argument avec un grand A » pour choisir la formule – discutable – des quatre assistants. Ceci fait appel à une bonne dose d’humilité… ce qui s’inscrit dans la culture organisationnelle de la Sainte-Flanelle !

 

Une leçon à retenir

 

Si tous les dirigeants sont différents, un dénominateur les unit toutefois : ils n’aiment pas percevoir que des gens font ouvertement campagne pour obtenir une promotion !

 

Qu’en pensez-vous ?

Vous aimerez peut-être aussi

3 commentaire(s)

  1. Guy Versailles 4 années auparavant

    Chapeau (comme dans «tour du…»)!

    Voilà une leçon fort pertinente, administrée de distrayante façon en ayant recours à un «power trio» de premier ordre!

    Répondre J'aime Je n'aime pas
  2. Claude 4 années auparavant

    Ce qui prédispose à un poste ou un statut dépasse largement le charisme parfois discutable et la notoriété de certains candidats. Dans ces trois cas, on peut supposer que la stratégie développée, si il y a stratégie, omettait l’évaluation des effets contre-productifs de celle-ci. C’est Newton qui a postulé que « toute action entraine une réaction opposée de même force ». Notre trio du jour a loupé son cour de physique.

    Répondre J'aime Je n'aime pas
  3. Sophia 4 années auparavant

    Vous radotez mon cher monsieur et vous ne savez pas de quoi vous parlez. Une question a été posée à P.K. Subban à savoir s’il désirait être le prochain capitaine du Canadien de Montréal et Subban a tout simplement répondu à la question. Qu’est-ce que PK aurait pu répondre d’autre après avoir obtenu 9 millions de dollars de l’organisation du Canadien? Non??? L’humilité est une chose souvent mal comprise. L’humilité ne signifie pas mentir aux autres et à soi-même sur sa valeur. Une personne humble reconnaît ses capacités sans avoir honte de le déclarer haut et fort tout en étant respectueux envers les autres et en évitant de s’enfler la tête. Pk Subban est un homme confiant qui répond toujours à ses détracteurs avec des performances exceptionnelles sur la patinoire. C’est un gars mature qui a toujours continué à vanter les mérites de ses coéquipiers, de son entraîneur et de son directeur général même lorsqu’ils l’ont critiqué publiquement. Pourquoi devrait-il cacher son désire d’être le capitaine du Canadien de Montréal? Dites ce que vous voulez, mais PK Subban est l’un des rares joueurs depuis le départ de Patrick Roy capable de guider le Canadien de Montréal vers la terre promise.

    Répondre J'aime Je n'aime pas