13 trucs pour raconter des histoires aux journalistes

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Source : eburnietoday.mondoblog.org

 

 

 

 

 

 

 

 

Faut-il oser raconter des histoires aux journalistes ?

 

Oui, absolument ! Mais… à deux conditions :

  • qu’elles soient vraiment très bonnes !
  • qu’elles soient véridiques.

 

Depuis quelques années en particulier, le secteur des relations publiques se transforme autant que celui du journalisme. Et tout aussi rapidement.

Malgré cela, l’intérêt des communicateurs à faire parler des meilleurs coups de leurs organisations ou clients n’a pas diminué. Pas plus que celui des journalistes à en connaître davantage sur ce qui pourrait faire l’objet de nouvelles ou de reportages.

 

Définir des sujets « accrocheurs »

Ce qui a fondamentalement changé, c’est la façon dont les communicateurs doivent maintenant définir et proposer leurs sujets de couverture de presse. Tant mieux !

En effet : le temps pour les longs « pitchs » à des journalistes est révolu. Le communiqué pour tous, aussi.

Récemment, une nouvelle cliente a fourni à mon équipe, la liste qu’une attachée de presse, voulant sans doute l’impressionner, lui avait fournie, lors d’un mandat qui n’avait pas généré les résultats escomptés. Cette liste de presse comptait, uniquement pour le Québec, 688 noms ! Et tous avaient reçu le même communiqué de presse. Je crois qu’il ne manquait que les coordonnées de l’émission Le jour du Seigneur
 

Plus que jamais, il faut segmenter. Et cibler.

Il faut « penser histoires » !

 

Prendre le temps nécessaire pour définir des angles de couverture de presse à proposer à un ou à quelques journalistes nécessite… du temps. Parce qu’il faut « penser histoires ».  

 

En effet : il faut mettre de côté les réflexes qui ont toujours permis d’écrire un communiqué « traditionnel » et développer une façon de faire très efficace : celle qui permet aux communicateurs d’écrire et de suggérer les bases d’une excellente histoire !

 

Bien sûr, c’est uniquement avec du contenu de qualité et structuré qu’il sera possible de se démarquer. Il est essentiel de présenter ce contenu sous la forme d’une histoire attrayante et véridique – cela va de soi – afin de gagner l’intérêt du journaliste et de son patron. Ce sont eux qui détermineront si votre projet « d’histoire » retiendra ou non, l’intérêt de leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs.

 

Le mot « storytelling » dit tout :

il y a l’histoire à formuler, et aussi

l’importance de la raconter !

 

Voici 13 trucs qui pourraient vous aider :

 

1)      Établissez votre stratégie à partir du sujet que vous souhaitez proposer.

Pourquoi serait-il préférable de proposer une histoire exclusive plutôt que de miser sur un communiqué et approcher plusieurs journalistes ? Que souhaitez-vous communiquer ? Pourquoi ? Quand ?

 

2)      Isolez une première histoire.

Quel est l’angle du premier profil que vous imaginez ? Quel serait l’impact favorable, pour votre organisation, qu’une telle histoire soit retenue par un média d’importance ? Votre réflexion vous amène-t-elle à préparer un deuxième profil, et même d’autres ?

 

3)      Déterminez pourquoi vous ciblez un journaliste ou un média en particulier.

Quel serait le média à cibler, et pourquoi ? Quel journaliste en particulier dans ce média, et pourquoi ?

 

4)      Faites approuver votre stratégie et votre histoire par vos supérieurs.

Il est essentiel que vos dirigeants –habitués à s’appuyer sur des communiqués – comprennent et soient parfaitement à l’aise avec votre nouvelle stratégie.

 

5)      Validez votre approche.

Même une fois approuvée par vos supérieurs, mais avant d’approcher un journaliste, il est encore temps de vous questionner à nouveau sur la « solidité » de votre histoire : est-elle suffisamment de qualité et documentée pour accrocher l’intérêt du journaliste ciblé ? Vous pouvez faire l’exercice seul, mais n’hésitez surtout pas à demander l’avis de collègues, d’amis, d’anciens profs, etc.

 

6)      Misez sur une recette à succès.

Peu importe sur quoi portera votre histoire, ses fondements devraient toujours être les suivants : l’ouverture, la transparence et l’aspect humain.

 

7)      Misez sur la différenciation.

Vous n’êtes pas seul à vouloir proposer une histoire à un média ou un journaliste en particulier…

Démarquez-vous dans votre approche en ayant imaginé tout ce sur quoi misent vos concurrents ou d’autres organisations, intéressées elles aussi à obtenir une couverture de presse favorable !

 

8)      Soyez clair avec vos intentions.

Pas de fausse pudeur : proposez une histoire à un journaliste en lui confirmant que celle-ci lui est offerte en exclusivité parce que le profil de son média rejoint les publics de votre organisation. Dites-lui pourquoi vous avez pensé à lui en particulier avec votre suggestion de profil.

Soyez clair, net et précis dans votre approche : pas de verbiage inutile ni expressions hermétiques, propres à votre secteur d’activité.

 

9)      Ne recherchez pas un publi-reportage gratuit.

Ceci doit être clair dans votre esprit, tout comme dans celui du journaliste que vous allez approcher. Bien sûr, une histoire proposée vise à susciter une couverture favorable, mais sans pour autant qu’il s’agisse d’une méga couverture dithyrambique !

 

10)  Respectez votre parole.

Un profil, c’est nécessairement une exclusivité: si vous l’offrez à un média et qu’il l’accepte, ne faites pas l’erreur d’aller offrir votre histoire à d’autres…

 

11)  Misez sur l’aspect humain.

Bien plus qu’avec un communiqué, une histoire permet de miser sur l’aspect humain d’une organisation et de ses dirigeants. (Les anglophones ont une très belle expression à ce sujet : « Show the brand behind the brand! »).

 

12)  N’oubliez pas les valeurs de l’organisation.

Pour qu’une histoire soit crédible, elle doit incarner la mission, la vision et les valeurs de l’organisation.

 

13)  Préparez bien vos porte-parole.

Définir une histoire par écrit, c’est une chose. Le produit final en est une autre !

Si vous êtes responsable de préparer une histoire, alors vous êtes sans doute responsable aussi de la préparation du porte-parole de l’organisation à l’entrevue.

Quel est votre argumentaire ? Quelles sont les 10 questions embarrassantes que votre supérieur risque de se faire poser et, surtout, quelles sont les réponses documentées qu’il devrait livrer ?

 

Voici un exemple parfait !

 

Le 7 novembre dernier, au moment où Ubisoft a lancé trois nouveaux jeux à Montréal, ICI Radio-Canada Télé a consacré un formidable reportage à l’entreprise.

 

Il n’y aucun doute que les communicateurs d’Ubisoft connaissaient ces 13 trucs…

 

Qu’en pensez-vous ?

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